19.07.2008
Les grandes heures de notre république
Apres de nombreuses négociations Jo Frazier quitte enfin la boutique. Mon compagnon de bagne à Bétraveland, resté cloitré là bas en préventive… trop dur…
En apprenant la nouvelle, mon sang n’a fait qu’un tour, j’ai mis mon képi me suis levé sur la table et dignement j’ai dis tel De Gaulle sur sa tribune :
Frazier ! Frazier outragé, Frazier brisé, Frazier martyrisé, mais Frazier libéré !
applause
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15.07.2008
Lady’s and gentlemen, right from rio of janairo…brazil…
J’arrive sur une mission hyper tendue (voir post précédent), la veille des centaines de mails ont deferlé dans ma boite, j’ai eu l’illusion de n’avoir jamais été autant aimer.
De l’organisation, je trie mes mails par urgence, en dépile une bonne 10 aines en 1h. mais point trop n’en faut j’ai seulement débloqué les gens en attente d’info. La suite des mails sera traité plus tart, il ne faut oas que je laisse l’opérationnel s’emballer.
Seulement un mail attire mon attention, c’est clive qui me l’envoie, à traiter urgemment.
Je regarde le mail, je doit opérer une demande d’achat pour des certificats et un nom de domaine, bon je regarde le documents associé au mail, whoooo !!! Imbitable, des champs partout, des codes hyper technique, on sent que ca été fait pour les utilisateurs c'est-à-dire ceux qui font les demandes (je reviendrais par ailleurs sur un principe assez récurrent dans les boites) . bref je me penche sur le document circonspect, terme tout a fait adéquate tant la nature du document me laisse dubitatif. Néanmoins pour m’aider j’ai le mail de la personne qui m’a envoyé le document. (1put)
Et c’est avec plein d’enthousiasme que je vais voir cette bonne assistante. Damned, pas là. Bon, j’appelle clive (2put) qui me dit de me renseigner auprès de Kropof (3put). Quand je lui présente la situation, il grimace car il a pas le temps de me répondre, c’est ballot. "Alors la tu remplie le code SAP des références de facture et là la référence SAP des fournisseurs, là le code DTDT et OTP, puis là le centre d’imputation, ici le groupe d’achat, la l’immatriculation de l’acheteur, ici le code projet."
Un long silence en guise de réponse ponctue ce monologue hermétique fait de sigles comptables comparable à un poème de Mallarmé dans ses plus belles années. Je prends ma respiration et lâche « ok et ou puis trouver toutes ces informations ». le garnement si il me dit dans ton cul, il prend une claque dans sa gueule, non pardon une grande claque dans sa gueule. « eh bien demande à ton acheteur », par chance je l’ai déjà rencontré.
Je lui téléphone immédiatement (4put), avec un sourire au téléphone à défriser la sœur jackson. "bonjour (moi c’est jean paul) jack à l’appareil, j’ai besoin d’avoir un certain nombre d’information pour les demandes d’achats dont les codes"…nhan nhan nhan, me répond-t-elle avec sa petite voix de sirène, il y a un problème dans le processus, ce n’est pas à moi de fournir ces informations. Il faut que tu ailles voir l’assistante de Cerutti (5put).
Je traverse le bâtiment, il est déjà 11h et j’ai rendez vous à l’autre bout de l’idf pour une réunion à 13h. je débarque dans le bureau de l’assistante, et lui fait comprendre que je vais faire le siège pour avoir ces infos et qu’elle ne pourra pas sortir de derrière son bureau pour aller manger sa petite barre chocolaté qui lui fournir non seulement les calories nécessaires pour soigner son embonpoint naissant mais aussi le minimum de satisfaction dans sa journée en plus de pouvoir téléphoner à ses copines à longueur de temps.
Bref définitivement coincé, elle me dit de l’accompagner voir son pote comptable (6put). Dans le couloir elle a un moment d’hésitation devant le distributeur de collations et essaye de m’acheter en me demandant si je veux quelque chose.
Ma réponse est directe et ironique à la fois : « si j’arrive à remplir la demande avant que je parte en réunion, c’est moi qui vous l’offre, je vous payerai même le champagne » rajoutais-je en essayant de faire d’une pierre deux couilles.
On arrive dans l’openspace de la compta, L’assistante se penche sur le gars qui observe immédiatement sa poitrine, elle lui explique mon cas. Il regarde son ordi, tapote des codes et commence à remplir la feuille, mais tout d’un coup quelque chose cloche dans sa tête. On sent bien que tous ses repères sont prêts à s’ébranler. Un grain de sable vient gripper le rouage d’une logique comptable implacable. Oui le père noël n’existe pas. On rappelle l’acheteuse. « mais non c’est pas moi qui faut appeler, il faut appeler le gestionnaire des achats ». Et c’est parti pour le gestionnaire des achats (7put). Et bla bla bla.
On complète la feuille à nouveau, mais le code produits et la référence fournisseur n’existe pas, et rappel immédiat au gestionnaire qui approuve le fait de ne rien mettre. Aller dont acts.
Je retourne au bureau de l’assistante qui s’était carapatée en douce pour dévorer sa barre en chocolat, et lui donne la demande, validée par le comptable, soulagé d’en finir.
Elle prend la feuille, commence à remplir la commande…
Elle va pour la valider…
Bip
Ah
Elle recommence
Bip, bip bip
Elle me regarde d’un air désolé : « les champs code sap du produit est obligatoire, ca marche pas, je ne peux pas la creer »
Bon il est 12h30, cela fait 3h que je suis sur une demande, je lui dis que ca suffit que je reviendrais la voir pour résoudre le problème.
Après la réunion de 13h (si tu suis bien), je retrouve l’acheteuse que je vais appeler Moneypenny et monsieur Moore (8put) responsable des études en innovations. Moneypenny s’informe de la réussite de mon entreprise. Je m’empresse de la décevoir ; Moore s’enquière alors de savoir quel est le montant de la demande. C’est un budget de 2000€ autant dire pinutz.
Moore : « non mais attends pas besoin de faire une DA tu fais une LC (lettre de commande), pour ca tu demandes à Laugier (9put), non attends qui s’occupe de financer le projet c’est Cerrutti(10) ou Laugier, non c’est la DTS (11put), donc c’est Merlan (12put)… »
C’est Brazil ou quoi !!!!!
Le lendemain, je retrouve Moneypenny pour une autre réunion, juste avant de commencer elle me dit « j’ai eu un peu le temps de réfléchir à ton problème, tu ne fais pas de lettre ni de demande, tu demandes au gestionnaire des achats (13put) d’inclure ce budget dans le montant du projet, on a le droit à 5% d’avenant… »
Epilogue
Je raconte cette anecdote à Clive qui rigole en ajoutant : « ca c’était pour ceux qu’ont déjà été achetés, tu sais que tu dois commander les nouveaux et il y a toute un procédure à suivre car cela touche à la sécurité de l’entreprise et pour ca tu dois fournir le formulaire D345, à partir de ce moment là il y a trois semaine de délai »
Mobiliser 13 personnes pour un document.
Le projet en prod pour septembre ce n’est pas gagné. Tartalacom tué par sa propre administration pas impossible en y réfléchissant bien.
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07.07.2008
Relooking xtrem
nitemare and co se fait un relooking marketing...
dezormait c'est "Du rififi chez consulting"
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06.07.2008
Ca bastonne chez Tartalacom - Episode 2
Comment en était on arrivé là !
Apres une semaine de récupération bien méritée, je repartais sur le terrain pour la mission Tartalacom (TTLC). Gros budget, gros enjeux, objectif quick win pour gagner sur le time to market, bref ca sent le truc fait à l’arrache pour une masse de billet. En première analyse quand cela part dans la précipitation et qu’autant de tune est amassée sur la table, ca sent la mission propice à la mésentente. TTLC veut en avoir pour son argent et par ailleurs sont incapables de spécifier correctement leur besoin, ce qui conduit irrémédiablement à l’insatisfaction au premier dérapage de planning.
Pour que tout ça avance sur des rails ils font appel à la crème des crèmes, l’élite de l’élite, le top du top, l’essence de la quintessence, au grand yaka faut kon, la grande, l’unique Nite corp. un peu d'emphase ne fait pas de mal mais n'en n'abusons pas. D'ailleurs la suite ne me permet pas d'emphaser telment ca ne le mérite pas.
En pilote de la mission Clive Owen, interlocuteur pour Tartalacom avec en face le fournisseur de la solution MyWebHosting (MWH pour faire court) l’hébergement qu’il vous faut. Le décor est planté. Ah oui petit détail qui a son importance, ce qui est exécuté contractuellement repose sur le document de spécifications réalisées par le fournisseur. Nous ne sommes donc pas certains que ce qui sera publiée comme solution rentre réellement en adéquation avec les besoins de TTLC. Bon j’ai fait une petite synthèse du contexte, et j’espère que cela ne vous apparait pas trop obscur. Passons à la chronologie des évenements.
To be continued...
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05.07.2008
Ca bastonne chez Tartalacom - Episode 1

Comment dire… c’était pas le Vietnam , ni Cologne sous les bombardements alliés, mais ca y ressemblait vaguement, enfin quand je dis vaguement, bien sur j’était pas la bas à l’époque, mais j’imagine que cela devait sentir autant la poudre que dans cette salle réunion.
L’objet de la réunion aurait pu être un sujet d’actualité : « fusillade à Tartalacom 17 blessés » et pourtant j’avais vérifié, la récolte des pruneaux c’est bien de mi aout à mi septembre, on est en avance sur la saison.
J’attendais là dans mon coin, planqué sous la table attendant que Mister Cerrutti, flic ou voyou va savoir, mette un terme à cette partie de tennis en tension ou en pension si toi amie lectrice te trouve en manque d’émotions, ou chacun se renvoyait la balle. Mais cesse de métaphore.
Et moi comme un gamin qui jubile de dégoter la fève dans la distribution de tartes pardon de part de galette des rois, je ricanais intérieurement en me disant « tain, j’adore quand ca bombarde. Enfin, oui enfin je me sens à ma place, putain ca fait du bien : back to the business !!!! »
Alors je me suis relevé, ai renversé la table sur les infâmes fournisseurs, envoyé valdinguer ma chaise d’un coup de pieds et ai dégainé mes deux flingues de dessous mon blousons tout en appuyant mon pieds gauche sur la table afin d’écraser les vilains. Et j’ai tiré, tiré, tiré … j’ai tout déchargé dans leur tronche malfaisante, les cervelles ont volé, les membres se sont déchirés, pas de pitié pour ces cafards rahhhhhh…
To be contibued...
19:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.06.2008
REX couché Rex !!!
Fin de la mission pour un grand groupe français, dont je ne citerai évidemment pas le nom, bande de chacals affamés de scandales que vous êtes, retourne voir voici si j’y suis. Tu remarqueras le génie de l’allitération que je suis.
Bon ok, je ne suis pas un mercenaire et me laisse pas facilement acheter, aussi si vous disposez d’un petit million d’Euros pour Neness je suis prêt à vous lâcher l’info.
Bon il est temps de tirer un bilan de cette mission…
Un bilan économique parce que Business is business
120 jours, et en sus 35 jours de charges non facturées, bien mais comme le rappel Dieu, dont j’ai eu le discours très récemment dans les oreilles, la qualité est un élément différentiateur par rapport à nos concurrents.
Un bilan humain
Une équipe constituée exclusivement de la crème des crèmes, l’élite de l’élite, le top du top.
Vincimson, un chef de projet (Houston), et deux consultants Rocco siefredi, Prof, résultat :
Un consultant (rocco) qui refuse au final de rentrer au COS et qui se barre en milieu de mission et votre serviteur Jack qui le remplace aux pieds levés, en cours de mission.
Pour Prof une première mission en conditions opérationnelles, mais ce petit génie sort d’Haward et est maitre expert dans le maniement des slides.
Bilan un mort et beaucoup de blessés.
On aura assisté à des grands moments…
Comme à son habitude Vincisimson qui intervient sur la fin pour pulvériser les idées que nous avions conjointement posées sur les slides, et imposé les siennes par usure.
A tel point que lors d’une call conférence, Houston explose en vol et raccroche excédé au nez de mister Simson. Je ne pensais pas que cela arriverait un jour, qu’un manager ait cette réaction. En tout cas, cela fait plaisir de voir que je ne suis pas le seul à en avoir plus qu’assez de ces agissements.
Bilan de production
Cette mission c’est aussi un slide de 60 pages travaillé et retravaillé sans cesse, on croit rêver, jamais rien non jamais le slide n’a été à la hauteur des attentes de Simson.
Prof qui s’était chargé de faire ces slides, en pleine force de l’âge a du les terminer sous Prozac. Tous ce qui a été réalisé et mis à la poubelle dans cette histoire c’est hallucinant. Prof qui ne manque pas de créativité pour s’exprimer, a du coller ses slides en annexe.
Voila un point récurent :
Déclenchement d’une réunion ou d’un entretien ou bien même d’un atelier.
Vite il faut préparer cette réunion.
Bon, il faut articuler la réunion autour d’idées clés.
On pond vite fait une 15 aines de slides.
Et là nos managers pris d’un lyrisme, expriment leur vision du SI sous forme d’une tirade pas piquée aux canetons :
Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire... Oh! Dieu!... bien des choses en somme.
En variant le ton, tenez:
Agressif: " Moi, Monsieur, si j'avais un tel SI,
Il faudrait sur-le-champ que je me le scie ! "
Amical: " Mais il doit être à la ramasse !
Vous l’avez acheté à la casse ! "
Descriptif: " C'est un bloc ! C’est un ilot ! c'est un quartier !
Que dis-je, c'est un quartier ?. .. C'est un merdier ! "
Curieux: " De quoi sert ce service ?
De pissoire, Monsieur, ou de boite à visses ? "
Gracieux: " Aimez-vous à ce point les blaireaux
Que paternellement vous en recrutiez tout un lot ?
Truculent: " Ça, Monsieur, pouvez vous monitorez,
Sans qu'un voisin ne crie au secours ca va péter ? "
(etc. je ne vous la ferait pas entière)
On reprend l’ensemble et on fait des tonnes de slide pour expliquer le pourquoi du comment et toujours dans une optique de présentation. Et on présente le tout à nos managers. C’est lu, discuter, pulvériser :
Ah ! non ! c'est un peu long, jeune homme !
On pouvait synthétiser... Oh! Dieu!... bien des choses en somme. (et c’est reparti) pour diminuer l’ensemble en 15 pages…
Il y a comme qui dirait une couille dans le potage. Surtout que la leçon d’écriture a durée vingt jours. Oui mesdames messieurs, vous avez bien entendu : 20 jours.
reste le bilan du projet en lui mêm j'y arrive, mais asseyez vous!!
23:41 Publié dans Discours et la méthode | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Y a-t-il un remède à l’incompétence ?
[Rapporté par Rocco, un article de Martin Winkler sur l'incompétence ]
Le petit Robert définit l’incompétence d’une part comme
1° l’inaptitude d’une autorité publique à accomplir un acte juridique ; ensuite comme 2° l’insuffisance des connaissances ou de l’habileté nécessaire pour juger ou accomplir une chose.
Nous avons tous autour de nous des gens incompétents, et peut-être d’ailleurs sommes-nous aussi, parfaitement incompétents dans certains domaines. Mais comment le savoir ? Eh bien, deux psychologues américains, Messieurs Dunning et Kruger ont cherché non pas à définir l’incompétence, mais à tenter d’apprécier si les personnes incompétentes étaient conscientes de l’être. Leurs observations valent leur pesant de cacahuètes.
Ils ont fait passer à des étudiants des tests de logique, de grammaire et d’humour. Il ne s’agissait pas de tester leur savoir, mais leur aptitude à résoudre des problèmes accessibles à tous. Après avoir répondu aux questions, les étudiants devaient évaluer leurs résultats dans l’absolu, mais aussi par rapport aux autres.
Les étudiants qui avaient le mieux répondu évaluaient en général correctement leurs réponses (en sous-estimant parfois un peu leurs résultats), et pensaient que tous les autres avaient aussi bien réussi qu’eux. En revanche, les étudiants qui avaient le plus mal répondu - donc, les plus incompétents - étaient non seulement persuadés d’avoir très bien réussi mais aussi d’avoir réussi mieux que les autres.
Quand les étudiants testés furent invités à corriger mutuellement leurs copies puis à réévaluer leurs propres résultats, les plus compétents ajustèrent leur estimation antérieure, tandis que les plus incompétents persistèrent à affirmer que leurs réponses étaient excellentes. Certains, même, allèrent jusqu’à dire que, finalement, ils avaient encore mieux répondu qu’ils ne le pensaient initialement !
« L’incompétence souffle des conclusions erronées, écrit Kruger, mais elle interdit également de prendre conscience de ses erreurs. » C’est cette incapacité à s’auto-évaluer correctement qui explique que certains individus parfaitement incompétents s’obstinent à raconter des histoires qui ne sont pas drôles, ou que d’autres soient absolument incapables de comprendre qu’il existe des solutions plus appropriées que les leurs à un problème donné.
Cette constatation éclaire d’un jour nouveau ce qu’on appelle le principe de Peter. Le principe de Peter veut que, dans une structure hiérarchique, la promotion vers le haut concourt toujours à mettre les individus en place à des postes pour lequel ils seront parfaitement incompétents. Les travaux de Dunning et Kruger nous l’explique : c’est l’aveuglement (et l’ambition) des incompétents qui les pousse à accepter sans réfléchir des postes qu’ils seront incapables d’assumer. Les personnes compétentes, elles, préfèrent rester à un poste qu’elles maîtrisent parfaitement et où elles font correctement leur boulot. On en déduira sans peine qu’en toute bonne logique, ce sont surtout les incompétents qui montent dans la hiérarchie et qu’un certain nombre pour ne pas dire la majorité des soi-disant élites de « La France d’en Haut » ne sont peut-être pas tout à fait à leur place.
L’incompétence peut-elle se soigner ? Dunning et Kruger pensent que oui : d’après une autre de leurs expérimentations, une formation adéquate aide les sujets incompétents à prendre conscience de leur inaptitude... et donc à progresser. Le malheur, c’est que le plus souvent, face à un incompétent, on a tendance à se taire, à fuir, ou à l’ignorer poliment. C’est un mauvais service à lui rendre : seul un autre son de cloche peut aider un incompétent à sortir de son incompétence. C’est aussi un mauvais service à nous rendre à nous mêmes : les incompétents finissent toujours par nous empêcher de travailler. Alors, la prochaine fois que vous entendrez un incompétent parler, expliquez-lui gentiment, mais fermement qu’il dit une connerie. Sinon, il pourrait devenir, mettons, ministre ou directeur de la fiction sur une chaîne publique de télévision. Et ça, ce serait dramatique.
Martin Winckler
11:54 Publié dans Dictionnaire ét décryptage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.05.2008
Boulet, parce que je le veau bien et parce qu’il faut bien rire de soi-même…
C’est pas vrai comme tout s’enchaine parfois. Un jour on se réveille et le destin vous abandonne. Cela m’est arrivé comme ça d’enquiller les conneries, les oublis, les maladresses. En ce moment mon cerveau ayant le quotient de celui d’une blonde, pour les raisons que vous connaissez, burn out sentimental, burn out professionnel, physiquement décentré. Je n’arrive plus à me concentrer, plus à tirer des théories, plus à m’abstraire, plus à me dissoudre dans l’espace temps pour vous dire même la théorie des cordes me semble bidon.
Bref, je lis les mails et les rejette automatiquement, résultat : rien ne filtre.
Exemple, Lolypop, notre responsable des ressources humaines, me convie à trois jours de séminaire, ou des consultants internes nous présentent le business de Nite corp. Il a fallu que je zap la première journée : un oubli. Je fais tout de travers. Un mail nous prévient d’un report de la réunion mensuel du COS. Même pas capté.
Bref, me voici boulet, pire boulet parmi les boulets, effectivement il y a du lourd.
Et voici l’histoire en son HTX grand Format, d’un boulet, dans une de ses journées Fast.
Je devais partir pour une belle destination aussi touristique et aussi jolie que …Moorea, les Sechelles ?…le Havre. Ses bâtiments gris, sa gare maritime, ses poissons morts dans une flaque de fuel, le Havre, je te dis pas un enchantement !!!
Enfin je prépare activement le départ : réveil à 5h30 pour prendre le train à 7h, les billets dans le sac etc…
Je m’endors paisiblement, l’esprit tranquille et serein, le sourire au lèvre, en pensant à cette journée de rêve au Havre, ville soleil, ville musique, ville fleurie.
…
« Tiens il fait jour ???? » me dis-je nonobstant en ouvrant les yeux, « TAIN IL FAIT JOUR RAHHHHHHHH !!!! », me dis en bondissant hors du lit et dans mon slip dans un mouvement d’une tel dextérité et précision à faire pâlir, les horlogiers suisses. Un coupure a déréglé mon réveil dont l’affichage clignote comme un chien excité, qui aboierait et bondirait de manière frénétique derrière une porte vitrée, comme pour me faire passer un message, message de la plus haut importance, attention il y a eu une coupure d’électricité durant la nuit, que je traduit immédiatement du LSF en une phrase des plus expressive : « tu l’as dans le cul ».
7h45 J’appelle VinciSimson pour le prévenir de mon retard.
« Pas de soucis, tu peux prendre celui de 8h »
J’ignorais que j’avais de telles capacités faire 17km en moins d'un quart d’heure, finalement c’est un gars qui sait faire confiance quand il faut sauver la situation. Bref je me lave, m’habille, me brosse les dents, prends un café, regarde la matinal de canal plus (mais non, pas le temps), met mon blouson vérifie mes papiers, que mon pc est dans mon sac, prend mon casque, mes gants, ferme la porte de mon appart, sort mon véhicule (comment veux tu que…), débarque sur l’A4, arrive à la gare in Paris, gare mon véhicul (comment... twice) et monte dans le train de 8 heure…
J’ai effectivement mis moins de 15 mn pour écrire cette phrase et vous avez mis moins de 5 mn pour la lire c’est beau… mais on n’est pas dans un film et si j’étais vraiment capable de faire ça, je serais superman.
Et qui dit superman, homme aux supers pouvoirs, je me foutrais comme de l’an 40 de voyager en train pour aller au Havre alors que je peux y aller par mes propres moyens, et que dis je !!!, je me foutrais tous simplement comme de l’an 30 d’aller faire figure au Havre, alors que je pourrais me faire payer grassement en rendant de menus services et puis je me taperai n’importe quelles filles puisque c’est le privilège des super héros.
Bref mais la réalité est toute autre pour les boulets… il est soumis comme à chacun d’zntre nous à la loi d’emmerdements maximum, qui dit que quand ça doit merder, ça merde d’autant plus.
Je pars à l’arrache à 8h, arrive sur l’autoroute A4, rahhh embouteillage monstre. Il me faut au moins 50 mn pour rejoindre la gare, je range mon véhicule (comment veux tu que…third), grimpe les escaliers 4 à 4, me précipite avec mon billet vers le prochain train de 9h. Demande au contrôleur si je puis accéder au train, celui-ci me répond que je dois changer mon billet au guichet. Me pointe au guichet, il me reste 5 mn c’est jouable… sauf qu’il y a 25 mn de queue (‘culé la sncf). Bref je rate le train de 9h et puis je dois payer un supplément pour prendre celui de 10h… J’arrive à 12h30 au Havre, heureusement la réunion est à 14h, ouf sauvé !!
Le soir, je prends mon réveil énervé et je règle l’heure et les minutes…vérifie le volume, met un peu plus fort, histoire d’être sûr de l’entendre.
Le lendemain, réveil…j’ouvre les yeux anormalement fatigué, le jour est à peine levé,
???,
J’étais dans les bras d’une belle antillaise, m’imaginant naufragé du Bounty (un gout de paradis)…Bon ami lecteur je te passe pour l’instant ces instants d’extases qui t’embarrasseraient bien si tu devais te lever là maintenant, avec ton slip qui te parait tout serré, et au lieu de la belle gazelle, je serre dans une etreinte à faire rougir un bonobo, mon polochon.
Je me retourne pour voir qui avait coupé mon sommeil, le reveil, putain de reveil,
5h30,
j’avais oublié de remettre la sonnerie à 7h30…
Quel boulet !!!!
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19.05.2008
Les détails font la perfection, et la perfection n'est pas un détail. (Leonardo de Vinci)
Bataille rangée au COS, ca sens le putsch, Simson fait un coup d’état sur le projet et sape les fondations de nos plans d’attaques. Mais la résistance s’organise. Je reviendrais sur cette bataille rangé.
En préambule quelques définitions issues du site
http://www.cnrtl.fr/lexicographie/
Tout d’abord qu’est ce qu’un document de qualité (éh oui, on y revient), et puis un coup d’œil dans le dictionnaire ne fait pas de mal. Histoire de se rappeler que ce qui ne devrait pas être soumis à interprétation, l’est justement.
Simson, auréolé de l’autorité du grand inventeur et artiste LDV (Léonardo de Vinci) se sent soudainement missionné par Dieu et franchit le pas : Les détails font la qualité, et la qualité n’est pas un détail. La vache cela nous a cloués sur nos chaises, d’où sortait il cette phrase…
Comment avait il eu ce soubresaut d’inspiration divine, j’imagine ses yeux s’éclairant ému par cette révélation qu’il vient d’avoir comme une fille vivait dans l’illusion et qui atteint son premier orgasme… peut être même a-t-il attendu que tout le monde parte pour se lever de derrière son bureau…
Pour comprendre cette étincelle des grandes phrases historiques qui fond toute une nation et unit les peuples derrière les va-t-en guerre, voici quelques définitions indispensables.
De qualité, loc. adj. De grande valeur, de haut prix; qui remplit les conditions exigées
PERFECTION, subst. fém.
Qualité, état de (ce) qui est parfait, sans défaut. Anton. Imperfection.
A.− [Corresp. à parfait1 I A; le compl. désigne un volume, un processus, etc.] Qualité, état de ce qui a atteint sa plénitude, de ce qui a été poursuivi jusqu'à son terme, de ce qui est parvenu à son achèvement.
L’ensemble des définitions sont en commentaires histoires de ne pas surcharger la note.
Rahhh.. le lien est étroit entre ces deux concepts… aussi étroit que de franchir le pas et d’appeler Simson, parce qu’il le mérite, LEONARDO DE VINCIMSON inventeur de genie matière de démotivation.
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18.04.2008
Nouveau site
Un site pour noter son entreprise,
C'est marrant de constater le bien être dans l'entreprise. J'ai vu la mienne notée.
Le résultat est mitigié, tout du moins moyen, par certains cotés je trouve que les commentaies sont assez élogieux, en regard de ce que me rapporte mes collaborateurs et de ce que je peux ressentir.
le lien : http://www.notetonentreprise.fr/
quelques paysages qui vallent le détour :
- Alten
- Accenture
- Société générale
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