31.08.2011

Innovation 2.0, j'écris ton nom

innovation00.jpg


Pause café.
Je discute avec le responsable de la cellule et me dirige vers la salle de pause. Je remarque que les informaticiens ont installé un canapé et m’adresse à eux en blaguant…

- « Je vois que vous avez investi dans un canapé, vous pourriez investir dans un ESB ce ne serait pas plus mal… »

Un des chef de projet me regarde d’un air interrogateur : « ??? »

-          un ESB !  un entreprise service bus !

-          c’est quoi ? c’est un meuble ?

-          non un bus de services quoi ?

-          mais ça sert à quoi ?

-          A ce que vos applications communiquent en temps réel (ou asynchrone mais ne les noyons pas sous de nouveaux concepts) en reposant sur des services ou l’envoi de messages.

J’hésite entre le suicide et la camomille. 

L'urba c'est tabou II

Je travaille depuis un moment pour Canapé et Consort enfin travailler est un bien grand et gros mot vu que cela s'apparente plus à une lutte.
Cette boite a deux caractéristiques, ils ne formalisent rien et n’innovent pas. Pour quoi ? Je suis sur que vous le savez bande de canailles : parce que trop cher parce que pas le temps, parce que pour chaque projet le budget est tiré vers le bas et ils n’ont pas le temps pour le superflu. C’est donc dans cette ambiance startup qui conduit au big crash que cette entreprise de 10000 employés mène ses projets SI.  Un seul mot d’ordre « Ton bordel tu le mets sous le tapi ton remplaçant s’en occupera ».

La DSI nous avait demandé de mettre fin au Bordelware. Objectif : reconstruire, clarifier, conceptualiser, restructurer, innover, aller je me jette, j’ose, je tente…

Je m’arrête un instant, retiens ton souffle, j’en ai pour 2 secondes : Lorsque tu prononces ce mot ( ce mot interdit mais chute j’ai rien dit) à une réunion tout le monde pouffe et te souhaite bonne chance d’un air narquois et entendu.

Ca te rappelle les pires moments de ton enfance, lorsque ta serviette de bain, que t’avais savamment serrée autour de ta taille, tombe découvrant ton kiki tout dur. Je rougis en ayant ce mot en entête comme un phantasme érotique que la moral reprouve, comme une qualité que l’on cache honteusement par fausse modestie, comme une culture supérieure que l’on craint d’afficher sous peine de se voir exclure…

Aller c’est le moment, je me jette, j’ose, je tente : Urbaniser.

Le DSI, nous conseille même, pour reprendre une phrase célèbre à la grande turne, d’être à contre courant. Sauf que le courant est fort et nous avons à faire à des rapides… surtout pour nous mettre devant le méfait accompli.

Voila le décor planté, le décor d’une ville chinoise ou s’érige de plus en plus haut des tours sur les quartiers historiques dont les rues étroites et pavés sont encombrées par la circulation et qui affichera tôt ou tard denied of service…

 

16.06.2011

Vision croisée du travail de ses collegues

developpeurs-graphistes-chefs-projets.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Trouvé sur le net.

25.01.2011

L’urba, c’est tabou on en viendra tous à bout…

urba.jpg

Alors nous nous retrouvons ensemble comme tout les mardi soir depuis 6mois pour évoquer vos problèmes d’addictions.

Je vous présente un nouveau venu. Il est fragile il vient de nous rejoindre après une dépression nerveuse due à une sur-dose d’appels d’offre.

Bonjour, je m’appelle Jack je suis consultant en architecture des SI, Ça fait 10 ans que j'emboîte des carrées dans des boites et que j’essaye de décrocher…

Boooooonnnnnnjouuuuuur Jaaaaaaack…

Alors racontes-nous Jack ?

Je cauchemarde, la nuit j’ai des boites jaunes, des flèches qui traversent mon champ de vision, le carré devient de plus en plus gros et m’englobe et me dévore, je me réveille en sueur. J’ai bien tenté d'arrêter et puis... j’ai replongé.

Je viens d’arriver dans une nouvelle boite, Canapés et consort, ils font tout à l’arrache, pas un processus de décrit à pas un schéma, pas un rectangle dans un slide, pas une carto. Je me sens nerveux, vous comprenez !! En réunion je suis en sueur, impossible d’écrire, mes mains tremblent. Une fois, j’ai essayé de me raccrocher à petit quelque chose, un ordre du jour, un compte-rendu de réunion, un plan d’action... mais non rien !!! Je vous dis RIEN ! Ils n’écrivent rien.

Pendant la réunion, je trépigne nerveusement. J’attends que tout le monde sorte et puis je me jette sur quelque brouillions de schéma d’architecture vite fait griffonnés Rahhhh !!!

Je pousse de râles de plaisir à plonger mon visage dedans. Je plie en quatre le papier dans ma poche pour satisfaire plus tard des pensées impures.
Apres 3h sans slides, je me lève discrètement et vais aux toilettes ou je déplie les croquis interdits.

Mais Jack à quel moment avez vous décidé de dire plus jamais…

J’VEUX MON SWOT !!!!! SWOT SWOT SWOT !!!!!

Jean Louis tu t’assis s’il te plait ! Continuez Jack

Et bien, un jour je passais devant l’imprimante et je les ai vus : deux superbes slides avec trois bullets points et deux rectangles... Un argumentaire en trois points, au début j’y ai pas cru et puis la tentation était trop belle ; il était là comme un petit Jesus dans sa crèche avec les trois fromages, Momo, Maurice et Brice. 
J’ai arraché les feuilles. J’ai franchit les deux mètres qui me séparait des toilettes et me suis engouffré dedans. 

Je me suis assis sur la cuvette et ai étalé par terre le document. C’était bon, c’était beau toutes ces couleurs, je me sentais apaisé. J’observais le travaille d’orfèvre de ce template, bandeau vert avec un léger liseré jaune ambiance green IT. Et la police du 12 Pt assurément, le mec connaissait son affaire et les coins du rectangle légèrement arrondit tout en finesse, en finesse messieurs une courbure parfaite. Non messieurs, on peut dire ce que l’on veut, tenez par exemple « toctoc qui est là ? le grand méchant trou » mais pas trop ni trop peu, mais trop c’est trop, ok c’est téléphoné.

Et puis on a tapé sur la porte et le mec gueulait : « eh c’est vous qui avez pris mon doc !!! »
Merde je me retrouvais coincé, impossible de sortir avec les slides à la main. Je bourre mes poches mais non, mon slip mais non la place est prise… il ne me reste qu’une solution.

J’observe la cuvette alors que l’auteur tambourine à la porte. Je ne me consolerai jamais d’avoir fait déborder les chiottes en les bouchant avec ces slides.

J’VEUX MON SWOT !!!!! SWOT SWOT SWOT !!!!!

Couché Jean-louis, excusez le il vient de chez mac kinsley…

Bien pour conclure, vous savez, tous les matins je me lève et je te bouscule comme d’habitule, je ptitdejeune, je suis devant ma glace, je me brosse les dents que j’emploie immédiatement pour rire de tout ça : AHHHHHAHHHHAHHHH voila reprenez avec moi AHAHAHahhhhhh

 

 

13.09.2009

merde merde merde ....

pas le temps !!!

votre vieux tres vieux serviteur, jack a décidé de prendre de longues vacances, apres un lessivage hors normes chez tartalacom et le pilorie de la grande turne , je me suis dis qu'il etait temps de prendre du repos avant de claquer d'un arret cardiaque comme notre collegue à la poste (55 ans) ou comme un de nos DG (57 ans) qui apres avoir monter sa boite a subitement rendu l'ame apres un cancer foudroyant.

j'aurais telment encore de choses à dire encore, telment le ridicule a parfois frappé notre parcours, j'ai en effet quelques posts que je n'ai pas pu mettre sur le blog mais que je me chargerais de publier si j'ai encore la gnack au retour.

mes amis consultants et  surtout amis lecteur

je pars prendre une pause, peut etre rencontrerons nous à nouveau dans les bureaux ou comme vendeur de pizza sur une plage d'amérique latine.

comme je l'ai toujours dit

hardis les gars la france est en marche

chuss

 

04.08.2009

Cloud computing, Saas, green IT, RIA, SOA, BPM, sondage…

logo.gifUne idée me traverse la tête, quant à la visibilité de l’excellent blog ou vous êtes. Vous ne comprenez pas, je vais vous expliquer.

J’ai juste envie de regarder la popularité de nos derniers buzz word sur la toile.

GreenIT  611 000 000
Web service  537 000 000
BPM 145 000 000
Cloud computing 73 600 000
SOA 32 800 000
RIA 31 500 000
Saas 22 300 000
ESB 6 600 006
MDM 5 590 000
EAI 3 970 000

On a sentit cette année un véritable virage quant à l’apparition de nouveaux concepts. Ces termes dont les mauvais esprits diront que ça fait longtemps que ça existe, j’en faisais déjà il y a une dizaine d’année. Mais oui mais oui.
J’ai choisit de faire cette analyse en répertoriant de façon historique les tendances suivant des vagues et des vagues de dunes pour uniques montagnes.

Le premier groupe : les nouvelles tendances, tendances oiseaux, tendances champêtres, fleurs et cumulo-nimbus sont de saisons diront-nous, car il s’agit du Saas, cloud computing et green-IT. Ce dernier est en pôle position, les préoccupations écologiques au cœur de l’entreprise, pas besoins de taxe carbonne.
Le deuxième groupe, un groupe de transition MDM et RIA deux tendances apparues il y a quelques années, année cotons et motifs petit mousse pour nos informaticiens.

Ensuite un troisième groupe des tendances celui est notable dans le sens ou il a tenté de bouleverser les architectures de SI. Félicitations, pour ces techno qui plus que d’avoir généré des économies pour nos clients, nous ont assurées d’en tirer un profit notable.
Puis groupe de vielles tendances à l’échelle de l’informatique, représenté par l’EAI et le web service.

Que dire à la vue de ce classement sinon que nos surfeurs sont déjà en piste pour chevaucher la nouvelle vague !
La SOA n’est pas encore globalement acceptée que l’on passe direct à d’autres concepts dans le but de voir sa mine en top position sur google et rafler la mise.
Ok d’accord je m’aligne soyons green.
En deuxième position les web services qui ont la peau dure, mais ça s’explique, c’est du concret, c’est du coding on n’est pas dans le concept fumeux, si je tape java ou C# les résultats doivent être tout autant éloquents. En revanche, je serais curieux de connaître la proportion de client qui suivent les standards concernant les WS.
En troisième position le BPM, mouais, je suis pas convaincu, ça n’apparaît pas comme très implanté chez nos clients, mais le BPM doit regrouper une foultitude de notions qui augmente son score.
Enfin cloud computing gros score si on ajoute à celui ci Saas, on obtient un gros carton au box office.
Bon je passe sur le reste, deux choses que je remarque comme même, ce sont la position de MDM et de EAI. Goodbye EAI, tu m’as bien fait rire. MDM ça a du mal à percé manifestement, ceci dit quand les acteurs du marché se positionnent pour une intégration par les services et que MDM se positionne sur les données ont se demande si cette techno n’est pas à contre courant.

Oui cette liste n’est pas exhaustive, mais grâce à ces mots clés mon blog se place dans le top des recherches sur google. CQFD

Tenez recherchez

Cloud computing, Saas, green IT, RIA, SOA, BPM

pour voir ...

27.07.2009

Rendez-vous en terre inconnue (4/4)

Green%20IT.jpgBref je me recentre sur le projet. 
Je me lance dans l’explication de l’architecture cible issue combien même faut-il le préciser de nos innommables expériences dans ce domaine. Soudainement c’est moi qui me sens isolé. Un seul mot d’ordre il faut découpler les couches et isoler les fonctions. Un découpage dans la verticalité et l’horizontalité, en un mot l’horitoncalité.
Et la ou je me distingue des architectes et urbanistes de tous poils, en dehors du fait que je suis beau, c’est que j’ai été et oui : développeurs sur des progiciels en mode XXP
Quand tu dis ça, tu sais ce que c’est de maintenir et faire évoluer une plate forme depuis des années et répondre à des besoins diver zé variés za une cadence élévé !
Et l’important, c’est un scoop parce que personne n’en parle jamais !!! c’est de savoir gérer l’évolution de manière ultrarapide, i speak uboat time to delivery and time market closet, man !!
Je tire mon modèle de l’industrie, mécanique, quantique, tic tac tic, tac qui rythme la chaîne de distribution, j’organise le travaille en fonction du rythme de la musique.
Je ne suis plus dans une logique horiticale, mais je tire une nouvelle dimension de cette grille pour en faire un cube temphoriticale. C’est euphorique, métaphorique, subsonique.
Le gone d’en face ne capte rien à cette nouvelle grammaire, je m’y attendais.
Enfin, ces images l’éveillent et il se raccroche à mon discours.
- Vous êtes mon psy, enfin quelqu’un à qui je peux parler, quelqu’un qui peut me comprendre, ça fait longtemps que je voulais entendre un discours comme ça.
- Bon alors vous aller me prendre une pilule de prozac soir et matin pendant trois mois sinon je peux faire mieux vous inviter aux réunions de nos équipes sur le sujet
 
Une maison de fou !!!
Je sors de la réunion et je pense être en terre inconnu. Une terre ou les gens ne se parlent plus et dépérissent par manque de nourriture spirituelle.
Nous sommes mandater pour contrôler la cohérence, j’aurais plutôt opté pour améliorer la communication entre les gens et les équipes projets…

 

* parce que je sens que je vais en chier

24.07.2009

Rendez-vous en terre inconnue (3/4)

Rdv.jpgJ’entre dans le box, une petite salle de réunion.

Jean-marc, s’assoit et se relâche. Enfin quand je dis qu’il se relâche, il n’a pas l’inconvenance de lâcher un gros pet, quoique cela ait pu être une façon de me souhaiter bienvenu, je vous répète que je ne connais cet étage. Non en fait son masque qui avait tenu jusqu’ici se terni et tombe pour laisser place à une mine grise et étrangement fatigué.
Je sors mon kit, un lot de slides explicatifs, un stylo, un bloc-note, pas de laptop et un rouleau de PQ*. Ma démarche : les 5Q (cinq questions essentielles), Pourquoi, quand, comment, qui, quoi ? mais à la grande piaule, ça tourne toujours par Qui ? Quoi ? Hun Comment !? Mais pourquoi !?  Surtout n’anticipons pas.

Je lui fais un topo sur l’étude en cours et lui explique combien son travail s’inscrit dans les nouveaux projets, combien son savoir, ses compétences, ses actions sont indispensables pour la réussite de cette évolution que dis-je, suis-je bête, projet, programme hautement stratégique et que son nom sera sanctifié devant l’éternel sinon gravé dans les mémoires comme l’homme dont le courage, l’intégrité et la vivacité d’esprit n’auront pas été vains.

Vous avez compris, je le ravive de ses cendres le faux con, pour bien faire, il aurait fallu que les donzelles de son bureau lui fasse une petite bistouille, mais elles sont trop fières pour faire le sal boulot alors n’étant moi-même pas disposé, bien qu’étant consultant et prêt à mourir pour la patrie, j’emploi la psychologie.

« Je suis trop content qu’enfin quelqu’un me comprenne… » dit-il
hola j’ai cru qu’il allait me prendre la main et s’effondrer.
Dans un réflexe, j’ai pivoté mon bras pour chopper mon stylo et éviter tout incident. Le pauvre gars se sent trop isolé, il travaille dans une équipe qui n’en a cure de ses problèmes d’architectures et de technologies. Il suffirait juste qu’il sorte de temps en temps de sa tour pour trouver des gens qui ont ses préoccupations.
Mais voilà, tout l’étage est occupé par des amazones, qui pensent segmentation makerting et lui adresse la parole que pour se plaindre du système d’informations qui ne marche pas.
Il aimerait bien pouvoir parler bagnole, foot mais on lui répond enfant, décoration, menstruation. Ne comptez pas sur moi pour l’aider le tonton, j’ai déjà une bande de neurasthéniques 5 étages en dessous.

 

20.07.2009

Rendez-vous en terre inconnue (2/4)

artwork_images_424007062_480999_cai-guo-qiang.jpg27,28,29 iéme étage. L’ascenseur ralentit. Je balance la tête de gauche à droite pour éliminer les petites tensions musculaires et fais quelques mouvements des bras pour me détendre. Je branle mes mains. Plus que quelques dixièmes de secondes et la porte va s’ouvrir. Je souffle.
« Bienvenu chez les Mongoles » je songeais en repensant à ce rendez-vous en terre inconnue avec Bruno Solo.
La porte s’ouvre, une grande lumière brillante apparaît, « ALELOUYA », Dieu me parle-t-il ? Etait-ce l’ascenseur pour l’échafaud ou le paradis ? Tu veux de l’eau chaude ou du pastis ? 
La Guenaude ou Tifany ? SOA ou EAI ? Tu sors !!!
Apres un black out d’une demi-seconde du à la perte totale de mes repères, je reprends le pas sur la réalité et franchit les portes.
Jean-Marc m’accueille dans le SAS du deuxième endroit tenu le plus secret de la tour : la MOA marketing. La décoration change du tech. Les murs ont perdu leur couleur grise pour laisser place à du marbre. Une peinture ultra-contemporaine, fait face à l’ascenseur du milieu. Une reproduction de Cai Guo-Qiang intitulée l’ombre avec le drapeau noir. C’est juste une reproduction, ça aurait été culotté qu’ils se payent l’original, car l’artiste est un des artistes chinois les plus quotés du moment.
Tu n’imagines pas deux secondes que je vais te décrire ce tableau. Bon ok.

Sommairement, c’est un tableau fait au moyen d’un dispositif pyrotechnique en l’occurrence de la poudre, qui dessine une forme humaine sous une traînée. Je ne vous baratinerai pas en vous disant que cette toile symbolise un double rapport, l’un entre l’humanité et le cosmos ce qui le rend fragile, le second entre l’humanité et la guerre ce qui aboutit à une sourde angoisse qui transparaît dans les toiles, cette dernière mise en valeur par un jeu de lumière inquiétant. D’ou cette question faut il passer par la purification (la guerre) pour atteindre l’au delà (le cosmos).

Pour la grande piaule, le rapport de l’Homme à l’Ohm. CQFD

Je suis Jean-Marc dans les couloirs pour arriver à la salle de réunion.Je comprends pourquoi l’endroit est tenu secret, il s’agit d’un véritable poulailler et Jean Marc en est peut être le seul Coq. J’enchaîne les bonjours ultrabright jusqu'à la salle de réunion.

Rendez-vous en terre inconnue (1/4)

Cstar.jpgAlways look on the bright side of life…
Cette nuit j’ai très mal dormi, mais je me réveille avec une pêche d’enfer. Je me sens tout guilleret, j’en arriverai même à faire le tour du marché pour serrer les paluches : « Bonjour.. bonjourbonjour, bonjour, ça va Marise ?, alors on a toujours pas attrapé la grippe porcine, faite attention avec votre poids… »

Je prends mon café devant la télé. Vautré dans mon canapé, j’ai étalé mes pieds en éventail sur ma table basse, mon expresso dans la main.
Entre mes doigts de pieds que je tente d’étirer à l’extrême, j’aperçois - même si mon écran ne l’est plus- les images cathodiques : « nouveau crash d’avion, des otages, des rebelles, Honduras, Nigeria, Somalie, des putschs, des pitchs, des patchs.. » Le quarantième anniversaire d’alunissage d’Amstrong et de ses coéquipiers. « Un petit pas pour l’homme un grand pas pour l’humanité ».
Je pense à la grande turne, lorsque j’avais préconisé d’utiliser des services web déjà existants. Grand moment historique, dans la salle de réunion, une lueur s’élève au son de Also sprach Zarathustra, les pilotes, chef de projets venait de faire entrer un nouveau concept dans leur dictionnaire :  « MUTUALISATION ». Ils se sont levés et se sont cons gras tuler comme Thales dans sa baignoire, c’était beau.
Pour moi, un petit pas, une cabriole mais un bond de géant pour le mastodonte.

Sur ces entre-jambes, je file à la salle de bain me faire animal de cirque pour épater la galerie.
Dernier poil, dernier point noir ne résistent pas à mon savoir-faire sadique qui s’applique.
Néanmoins, l’avulsion d’un follicule pileux du blase (et on dit que je n’ai aucune culture) m’extrait tout de même une petite larme.

Dressing.
J’opte pour un boxer bien confortable en coton noir, des chaussettes noires, toujours noires ou sombres, on ne prend pas de risque, chemise ivoire, costard marron liseré bleu et cravate ou pas cravate : pas cravate, il fait une chaleur d’enfer.

D’humeur joyeuse, je me motive pour la journée assassine qui se présente : « Always look on the bright side of life » sifflotais-je en assurant un double loop renversé piqué et triple axel dans le 8 m2 de ma salle de bain. C’est pas fortish ça ?

Pourquoi suis-je de si bonne, bonne humeur ce matin y a des matins comme ça, c’est qu’après 5mois de mission au mastodonte, je vais pouvoir rencontrer enfin et pour la première fois un chef de projet d’une des DSI de marché auquel nous n’avions pas accès. Un tel évènement ça se fête.