13.09.2009

merde merde merde ....

pas le temps !!!

votre vieux tres vieux serviteur, jack a décidé de prendre de longues vacances, apres un lessivage hors normes chez tartalacom et le pilorie de la grande turne , je me suis dis qu'il etait temps de prendre du repos avant de claquer d'un arret cardiaque comme notre collegue à la poste (55 ans) ou comme un de nos DG (57 ans) qui apres avoir monter sa boite a subitement rendu l'ame apres un cancer foudroyant.

j'aurais telment encore de choses à dire encore, telment le ridicule a parfois frappé notre parcours, j'ai en effet quelques posts que je n'ai pas pu mettre sur le blog mais que je me chargerais de publier si j'ai encore la gnack au retour.

mes amis consultants et  surtout amis lecteur

je pars prendre une pause, peut etre rencontrerons nous à nouveau dans les bureaux ou comme vendeur de pizza sur une plage d'amérique latine.

comme je l'ai toujours dit

hardis les gars la france est en marche

chuss

 

04.08.2009

Cloud computing, Saas, green IT, RIA, SOA, BPM, sondage…

logo.gifUne idée me traverse la tête, quant à la visibilité de l’excellent blog ou vous êtes. Vous ne comprenez pas, je vais vous expliquer.

J’ai juste envie de regarder la popularité de nos derniers buzz word sur la toile.

GreenIT  611 000 000
Web service  537 000 000
BPM 145 000 000
Cloud computing 73 600 000
SOA 32 800 000
RIA 31 500 000
Saas 22 300 000
ESB 6 600 006
MDM 5 590 000
EAI 3 970 000

On a sentit cette année un véritable virage quant à l’apparition de nouveaux concepts. Ces termes dont les mauvais esprits diront que ça fait longtemps que ça existe, j’en faisais déjà il y a une dizaine d’année. Mais oui mais oui.
J’ai choisit de faire cette analyse en répertoriant de façon historique les tendances suivant des vagues et des vagues de dunes pour uniques montagnes.

Le premier groupe : les nouvelles tendances, tendances oiseaux, tendances champêtres, fleurs et cumulo-nimbus sont de saisons diront-nous, car il s’agit du Saas, cloud computing et green-IT. Ce dernier est en pôle position, les préoccupations écologiques au cœur de l’entreprise, pas besoins de taxe carbonne.
Le deuxième groupe, un groupe de transition MDM et RIA deux tendances apparues il y a quelques années, année cotons et motifs petit mousse pour nos informaticiens.

Ensuite un troisième groupe des tendances celui est notable dans le sens ou il a tenté de bouleverser les architectures de SI. Félicitations, pour ces techno qui plus que d’avoir généré des économies pour nos clients, nous ont assurées d’en tirer un profit notable.
Puis groupe de vielles tendances à l’échelle de l’informatique, représenté par l’EAI et le web service.

Que dire à la vue de ce classement sinon que nos surfeurs sont déjà en piste pour chevaucher la nouvelle vague !
La SOA n’est pas encore globalement acceptée que l’on passe direct à d’autres concepts dans le but de voir sa mine en top position sur google et rafler la mise.
Ok d’accord je m’aligne soyons green.
En deuxième position les web services qui ont la peau dure, mais ça s’explique, c’est du concret, c’est du coding on n’est pas dans le concept fumeux, si je tape java ou C# les résultats doivent être tout autant éloquents. En revanche, je serais curieux de connaître la proportion de client qui suivent les standards concernant les WS.
En troisième position le BPM, mouais, je suis pas convaincu, ça n’apparaît pas comme très implanté chez nos clients, mais le BPM doit regrouper une foultitude de notions qui augmente son score.
Enfin cloud computing gros score si on ajoute à celui ci Saas, on obtient un gros carton au box office.
Bon je passe sur le reste, deux choses que je remarque comme même, ce sont la position de MDM et de EAI. Goodbye EAI, tu m’as bien fait rire. MDM ça a du mal à percé manifestement, ceci dit quand les acteurs du marché se positionnent pour une intégration par les services et que MDM se positionne sur les données ont se demande si cette techno n’est pas à contre courant.

Oui cette liste n’est pas exhaustive, mais grâce à ces mots clés mon blog se place dans le top des recherches sur google. CQFD

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Cloud computing, Saas, green IT, RIA, SOA, BPM

pour voir ...

27.07.2009

Rendez-vous en terre inconnue (4/4)

Green%20IT.jpgBref je me recentre sur le projet. 
Je me lance dans l’explication de l’architecture cible issue combien même faut-il le préciser de nos innommables expériences dans ce domaine. Soudainement c’est moi qui me sens isolé. Un seul mot d’ordre il faut découpler les couches et isoler les fonctions. Un découpage dans la verticalité et l’horizontalité, en un mot l’horitoncalité.
Et la ou je me distingue des architectes et urbanistes de tous poils, en dehors du fait que je suis beau, c’est que j’ai été et oui : développeurs sur des progiciels en mode XXP
Quand tu dis ça, tu sais ce que c’est de maintenir et faire évoluer une plate forme depuis des années et répondre à des besoins diver zé variés za une cadence élévé !
Et l’important, c’est un scoop parce que personne n’en parle jamais !!! c’est de savoir gérer l’évolution de manière ultrarapide, i speak uboat time to delivery and time market closet, man !!
Je tire mon modèle de l’industrie, mécanique, quantique, tic tac tic, tac qui rythme la chaîne de distribution, j’organise le travaille en fonction du rythme de la musique.
Je ne suis plus dans une logique horiticale, mais je tire une nouvelle dimension de cette grille pour en faire un cube temphoriticale. C’est euphorique, métaphorique, subsonique.
Le gone d’en face ne capte rien à cette nouvelle grammaire, je m’y attendais.
Enfin, ces images l’éveillent et il se raccroche à mon discours.
- Vous êtes mon psy, enfin quelqu’un à qui je peux parler, quelqu’un qui peut me comprendre, ça fait longtemps que je voulais entendre un discours comme ça.
- Bon alors vous aller me prendre une pilule de prozac soir et matin pendant trois mois sinon je peux faire mieux vous inviter aux réunions de nos équipes sur le sujet
 
Une maison de fou !!!
Je sors de la réunion et je pense être en terre inconnu. Une terre ou les gens ne se parlent plus et dépérissent par manque de nourriture spirituelle.
Nous sommes mandater pour contrôler la cohérence, j’aurais plutôt opté pour améliorer la communication entre les gens et les équipes projets…

 

* parce que je sens que je vais en chier

24.07.2009

Rendez-vous en terre inconnue (3/4)

Rdv.jpgJ’entre dans le box, une petite salle de réunion.

Jean-marc, s’assoit et se relâche. Enfin quand je dis qu’il se relâche, il n’a pas l’inconvenance de lâcher un gros pet, quoique cela ait pu être une façon de me souhaiter bienvenu, je vous répète que je ne connais cet étage. Non en fait son masque qui avait tenu jusqu’ici se terni et tombe pour laisser place à une mine grise et étrangement fatigué.
Je sors mon kit, un lot de slides explicatifs, un stylo, un bloc-note, pas de laptop et un rouleau de PQ*. Ma démarche : les 5Q (cinq questions essentielles), Pourquoi, quand, comment, qui, quoi ? mais à la grande piaule, ça tourne toujours par Qui ? Quoi ? Hun Comment !? Mais pourquoi !?  Surtout n’anticipons pas.

Je lui fais un topo sur l’étude en cours et lui explique combien son travail s’inscrit dans les nouveaux projets, combien son savoir, ses compétences, ses actions sont indispensables pour la réussite de cette évolution que dis-je, suis-je bête, projet, programme hautement stratégique et que son nom sera sanctifié devant l’éternel sinon gravé dans les mémoires comme l’homme dont le courage, l’intégrité et la vivacité d’esprit n’auront pas été vains.

Vous avez compris, je le ravive de ses cendres le faux con, pour bien faire, il aurait fallu que les donzelles de son bureau lui fasse une petite bistouille, mais elles sont trop fières pour faire le sal boulot alors n’étant moi-même pas disposé, bien qu’étant consultant et prêt à mourir pour la patrie, j’emploi la psychologie.

« Je suis trop content qu’enfin quelqu’un me comprenne… » dit-il
hola j’ai cru qu’il allait me prendre la main et s’effondrer.
Dans un réflexe, j’ai pivoté mon bras pour chopper mon stylo et éviter tout incident. Le pauvre gars se sent trop isolé, il travaille dans une équipe qui n’en a cure de ses problèmes d’architectures et de technologies. Il suffirait juste qu’il sorte de temps en temps de sa tour pour trouver des gens qui ont ses préoccupations.
Mais voilà, tout l’étage est occupé par des amazones, qui pensent segmentation makerting et lui adresse la parole que pour se plaindre du système d’informations qui ne marche pas.
Il aimerait bien pouvoir parler bagnole, foot mais on lui répond enfant, décoration, menstruation. Ne comptez pas sur moi pour l’aider le tonton, j’ai déjà une bande de neurasthéniques 5 étages en dessous.

 

20.07.2009

Rendez-vous en terre inconnue (2/4)

artwork_images_424007062_480999_cai-guo-qiang.jpg27,28,29 iéme étage. L’ascenseur ralentit. Je balance la tête de gauche à droite pour éliminer les petites tensions musculaires et fais quelques mouvements des bras pour me détendre. Je branle mes mains. Plus que quelques dixièmes de secondes et la porte va s’ouvrir. Je souffle.
« Bienvenu chez les Mongoles » je songeais en repensant à ce rendez-vous en terre inconnue avec Bruno Solo.
La porte s’ouvre, une grande lumière brillante apparaît, « ALELOUYA », Dieu me parle-t-il ? Etait-ce l’ascenseur pour l’échafaud ou le paradis ? Tu veux de l’eau chaude ou du pastis ? 
La Guenaude ou Tifany ? SOA ou EAI ? Tu sors !!!
Apres un black out d’une demi-seconde du à la perte totale de mes repères, je reprends le pas sur la réalité et franchit les portes.
Jean-Marc m’accueille dans le SAS du deuxième endroit tenu le plus secret de la tour : la MOA marketing. La décoration change du tech. Les murs ont perdu leur couleur grise pour laisser place à du marbre. Une peinture ultra-contemporaine, fait face à l’ascenseur du milieu. Une reproduction de Cai Guo-Qiang intitulée l’ombre avec le drapeau noir. C’est juste une reproduction, ça aurait été culotté qu’ils se payent l’original, car l’artiste est un des artistes chinois les plus quotés du moment.
Tu n’imagines pas deux secondes que je vais te décrire ce tableau. Bon ok.

Sommairement, c’est un tableau fait au moyen d’un dispositif pyrotechnique en l’occurrence de la poudre, qui dessine une forme humaine sous une traînée. Je ne vous baratinerai pas en vous disant que cette toile symbolise un double rapport, l’un entre l’humanité et le cosmos ce qui le rend fragile, le second entre l’humanité et la guerre ce qui aboutit à une sourde angoisse qui transparaît dans les toiles, cette dernière mise en valeur par un jeu de lumière inquiétant. D’ou cette question faut il passer par la purification (la guerre) pour atteindre l’au delà (le cosmos).

Pour la grande piaule, le rapport de l’Homme à l’Ohm. CQFD

Je suis Jean-Marc dans les couloirs pour arriver à la salle de réunion.Je comprends pourquoi l’endroit est tenu secret, il s’agit d’un véritable poulailler et Jean Marc en est peut être le seul Coq. J’enchaîne les bonjours ultrabright jusqu'à la salle de réunion.

Rendez-vous en terre inconnue (1/4)

Cstar.jpgAlways look on the bright side of life…
Cette nuit j’ai très mal dormi, mais je me réveille avec une pêche d’enfer. Je me sens tout guilleret, j’en arriverai même à faire le tour du marché pour serrer les paluches : « Bonjour.. bonjourbonjour, bonjour, ça va Marise ?, alors on a toujours pas attrapé la grippe porcine, faite attention avec votre poids… »

Je prends mon café devant la télé. Vautré dans mon canapé, j’ai étalé mes pieds en éventail sur ma table basse, mon expresso dans la main.
Entre mes doigts de pieds que je tente d’étirer à l’extrême, j’aperçois - même si mon écran ne l’est plus- les images cathodiques : « nouveau crash d’avion, des otages, des rebelles, Honduras, Nigeria, Somalie, des putschs, des pitchs, des patchs.. » Le quarantième anniversaire d’alunissage d’Amstrong et de ses coéquipiers. « Un petit pas pour l’homme un grand pas pour l’humanité ».
Je pense à la grande turne, lorsque j’avais préconisé d’utiliser des services web déjà existants. Grand moment historique, dans la salle de réunion, une lueur s’élève au son de Also sprach Zarathustra, les pilotes, chef de projets venait de faire entrer un nouveau concept dans leur dictionnaire :  « MUTUALISATION ». Ils se sont levés et se sont cons gras tuler comme Thales dans sa baignoire, c’était beau.
Pour moi, un petit pas, une cabriole mais un bond de géant pour le mastodonte.

Sur ces entre-jambes, je file à la salle de bain me faire animal de cirque pour épater la galerie.
Dernier poil, dernier point noir ne résistent pas à mon savoir-faire sadique qui s’applique.
Néanmoins, l’avulsion d’un follicule pileux du blase (et on dit que je n’ai aucune culture) m’extrait tout de même une petite larme.

Dressing.
J’opte pour un boxer bien confortable en coton noir, des chaussettes noires, toujours noires ou sombres, on ne prend pas de risque, chemise ivoire, costard marron liseré bleu et cravate ou pas cravate : pas cravate, il fait une chaleur d’enfer.

D’humeur joyeuse, je me motive pour la journée assassine qui se présente : « Always look on the bright side of life » sifflotais-je en assurant un double loop renversé piqué et triple axel dans le 8 m2 de ma salle de bain. C’est pas fortish ça ?

Pourquoi suis-je de si bonne, bonne humeur ce matin y a des matins comme ça, c’est qu’après 5mois de mission au mastodonte, je vais pouvoir rencontrer enfin et pour la première fois un chef de projet d’une des DSI de marché auquel nous n’avions pas accès. Un tel évènement ça se fête.

15.07.2009

Brulure passagère

De retour de vacance, j’ai quelque peu anticiper le boulot.
Pour commencer, pas envie de me lever.
Cela fait qu’une semaine que je suis parti et j’ai l’impression que cela fait plusieurs mois que j’ai décroché. Je m’attends à un retour de haute volé dans la grande turne.

Lorsque l’on part en vacances, notre chef qui veut paraître magnanime et humain se réjouit pour vous « espèce de petit vénard » que vous puissiez prendre ces jours de congés malgré le taf débordant qui s’annonce. Il en viendrait presque à vous faire remarquer que c’est une faveur qu’il vous fait, alors que ces jours finalement cela fait 8 mois que j’attends de les prendre et que je pense les avoir plutôt mérité.
Comble, vous forcez l’allure sur les derniers jours pour finir le taf et laisser la place net à vos collègues.
Vous terminez votre journée, il est bien 22h, vous n’avez pas fait votre sac et partez demain matin pour une destination à minima à 4000 bornes de l’enfer du devoir.
Votre boss passe dans les bureaux il est juste 19h30 et s’étonne de vous voir encore ici à cette heure là entrain de vous activer.
Toujours aussi magnanime, il s'hébète qui monte qui monte qui monte et s’approche pour s’enquérir de cette présence tardive dans les bureaux.
« He bien, qu’est ce que tu fais encore là, t’es pas parti ? »
« non j’ai encore deux trois mails à envoyer et vous fais une synthèse des actions à entreprendre sur des choses qui peuvent éventuellement tomber durant mon absence »
« Non mais t’inquiètes, casse-toi, on va gérer… »

On va gérer : me voilà rassuré.
Je peux donc partir et dormir sur mes deux oreilles, chose qui devrait vous inquiéter, notez bien qu’un mec qui dort sur ses deux oreilles doit se faire de sacrés nœuds au cerveau. A moins qu’il ne s’appelle Dimbo et qu’on lui ait agrafé les oreilles derrière la tête.

Me voila donc parti dans la plus totale confiance et de retour une semaine après.
J’ai l’impression d’être sur un quai et de prendre un TGV en marche. Il faut entreprendre un 400 m départ arrêter en moins de 6s et quand tu n’as que tes deux jambes pour courir, la tache semble démesurée. Il me revient cette expression : « partir c’est courir un peu »

Pour ma part j’ai juste eu le temps de chopper la poignée de porte et je ressens une douleur immense à voir mon bras s’étendre pendant que mes jambes restent à quai. Ca sent l’ostéopathe au pistou.

Me voici de nouveau au mastodonte, je lâche une bouffer avant d’ouvrir la porte, mes collègues sont ravis de me retrouver. Ca fait plaisir de se faire accueillir comme ça. Pour donner le change je lâche deux trois anecdotes sur mes vacances, mais ces chacals n’ont même vu que j’avais bronzé.

J’allume mon PC, et attends trois plombs que les mises à jour s’installent, je reboute à nouveau. Lance la messagerie. Mister P, le nouveau directeur de mission a été plutôt prolifique dans l’envoi de mail, 19 mails en 7 jours ; Pas mieux ; Des comptes-rendus sur comptes-rendus, ça sent le gros renvoi après une digestion difficile. Je prends mon téléphone pour appeler Mister P, mais une chose en entraînant une autre les téléphones ne permettent plus d’appeler l’extérieur. Bien je vois que les choses ont progressé durant mon absence.

Quand je vois tous ces échanges, je commence à avoir des frissons quant à l’utilisation du terme « gerer »,
Est-ce que cela veut dire différer à mon retour ?
Est-ce que cela veut dire vraiment gérer ?
Est-ce que cela veut dire prendre des décisions sans tenir compte de mes recommandations ?

C’est un savant dosage de tout ça, différer lorsqu’il faut prendre une décision et prendre un décision lorsqu’il faut différer.
Je comprends mieux pourquoi mes collègues sont contents de me revoir.

Tout ça gratte comme l’érythème.

02.07.2009

Ce n’était pas un terrain miné mais une taupinière.

tp.jpgDepuis quelque temps un être obscur et malin œuvre dans l’ombre. L’un après l’autre, tombent et tombent encore les consultants envoyés à la grande turne comme les feuilles à l’automne usées par le soleil brûlant de l’été.
Amie lectrice je vous vois crier aux larmes des citoyens par ce petit élan poétique et bucolique, mais non il ne faut pas.
Le  consultant est un être robuste qui a le sens du sacrifice et s’élance sous la mitraille allemande comme un poilu aux grosses couilles, la poitrine tendue, à cœur perdu, son arme à la main, sur la plaine envahie par les barbelés et façonnée de trous d’obus.
Imaginez maintenant la même scène avec une consultante qui s’élancerait comme une poilue aux grosses couilles, la poitrine tendue, à cœur perdu sur la plaine envahie de barbelés et façonnée de trous d’obus sous la mitraille allemande. L’horreur non ? Moi qui suis un homme sensible et délicat, c’est freaky. Remarque, on aurait peut être fait peur aux allemands, pas con.

Mais quel est le général qui fournit aux consultants comme arme un laptop ? Qui leur a dit que cela arrêterait les balles ? En fait voilà tout le drame, sa seule reconnaissance c’est de mourir sur le terrain et qu’on lui donne la croix du mérite. Mais je peux vous certifier que même ça, il ne l’obtiendra pas. Pour les managers comme pour les généraux de l’époque, ce n’était pas la mission qui était difficile, c’est que t’étais tout simplement mauvais ou que t’a pas de couilles ou que t’es pas assez intelligent et prompte à éviter les balles. CQFD. Mais assez d’histoire passons au présent.

En ce qui nous concerne, les uns après les autres sont sortis de la mission comme si une malédiction les avait frappés depuis 8 mois…

Je vous avais relaté mokachino, l’éviction de Mike sur la mission. A en croire les bruits de couloir, Mike n’avait pas su trouver le bon ton pour communiquer ses recommandations et ça n’avait pas plu pas aux dirigeants du mastodonte.

Rien de tel pour user le moral. Et il ne faut pas compter sur les managers et commerciaux de nite corp pour tirer un peu de soutien. Mais chose incroyable au bout de quelques jours, nous sentons une inflexion au sein même de la grande lessiveuse (autre nom du mastodonte).
 
Jean Luc qui sent le malaise de Mike, reprend visage humain et souhaite s'expliquer sur les raisons du dernier clash.
Au retour Mike a repris des couleurs, Jean-Luc lui a même proposé un travail.
 
Mike me fait cette révélation et cela nous surprend. Pourquoi Jean-Luc chercherait-il à recruter Mike alors que son travail ne lui convient pas! Nous nous étonnons de concert en la mineur. Il semblerait qu'il faille jouer les poireaux et enquêter sur les raisons de ce départ brutal.

Mais les évènements ne s'arrêtent pas là, le N+2 de Jean-luc, Jean Paul Best se rend disponible et sollicite Mike pour un déjeuner afin de clarifier la situation car manifestement les échos que Mike a reçus ne proviennent pas de la direction du mastodonte.
Etrange, l'équipe de Best n'a pas le comportement d'un client qui vient de virer Mike mais plutôt celui de ceux qui cherchent à le préserver ou le remercier, voir l'embaucher.
 
Alors d'où est venu le coup de grâce, qui a tiré, qui a torpillé l'équipe ? quelles sont les véritables raisons de ces départs.
Etait ce la grippe aviaire ? une crise d’hémorroïde ? Ou l’œuvre d’un serial killer.

Enquêteur expert en balistique, nous rassemblons nos connaissances en coup tordu pour extraire le profile du criminel. En 20 ans de boite, on en a vu des coups tordu, des manipulations de toutes sortes, du faux cul aux tentatives de harcèlements.
En fait, on a de plus en plus l’impression que la torpille provient de nos équipes en interne. Cette impression se précise de plus en plus après de multiples discussions que je peux avoir avec Mike.

Un de nos éléments est particulièrement coutumier du fait : Simson, pour reprendre Audiar, dit Petit Marquis, dit Chérubin, dit Talon Rouge, dit Falbala, dit belles manières. Il est également connu, dans certains milieux sous le sobriquet de Requiem, dit Bazooka, dit La Praline, dit Belle Chataigne.
 
Ses propos me reviennent : « La direction du mastodonte n’est pas du tout contente de ce qu’ils (l'équipe en place) réalisent… ils ne sont pas en odeurs de sainteté… ils n’ont pas les épaules… » et cela sonnait parfaitement en écho à un retour qu'il avait fait d'une de mes premières missions  « J’ai eu un retour de Mosh, la mission est un échec ». Tout faisait de plus en plus sens. Le serial killer était un ponte de nos effectifs : l’équarrisseur avait encore frappé un an après ses premières exactions où il avait fait fuir les seniors de Nite Corp. Il a dynamité Mike et Maya pour reprendre les rennes.

Ca me rappelle une fable de « Mon nom est personne ». Personne et Jacques Beauregard sont autours d’une table de billard et Personne raconte l’histoire d’un petit oiseau qui a froid et qui crie ‘pipiyou pipiyou’. A ce moment là, une vache arrive, observe le petit oiseau, se retourne et lâche dessus une grosse bouse. Le petit oiseau est maintenant au chaud et piaille parce qu’il est content, un gros chacal (simson ?)arrive et entend le petit oiseau, se penche sur la bouse, sort le petit oiseau, l’essuie et le mange. »

Il y a deux morales à cette histoire (de mémoire) : « Quand t’es au chaud évite de le faire savoir » et une particulièrement actuelle : « Quand on te sort de la merde c’est pas toujours pour ton bien. »

18.06.2009

Lucien le retour

Tain non, Mike qui sort de la mission et Lucien qui vient en renfort.
Déjà que je bataille pour organiser les rendez-vous, il va falloir que je bataille pour me faire comprendre.
Je vais inventer une méthode à la Pavlov. Une mauvaise réponse : une tarte dans la tête.
« Bon Lucien, puisque tu vas travailler avec les équipes de CRM si tu en as l’occasion est ce que tu peux me ramener le modèle conceptuel du client. »
« non mais je l’ai déjà fait, lors de la dernière étude lorsque je travaillais sur les EAI, je vais te les envoyer, il y a tout ce qu’il faut »
J’ouvre le mail qu’il m’a envoyé et comme vous pouvez vous en douter, il n’a pas répondu à la question posée. J’intériorise.
Je prends une grande respiration, histoire de faire disparaître les petites tensions qui partent du haut de mon épaule jusqu’au bout de mes doigts que j’ai délicatement repliés sur mon stylo qui peine à retrouver une forme rectiligne. J’ai du le confondre avec les os de Lucien. Ce soupir c’est juste un petit moment de libération qui fait que Lucien pourra se relever quand je lui aurais collé la première baffe car en effet le modèle fournit sont ceux des pivots utilisés dans les flux ou la notion même de client n’apparaît pas.
« Lucien, approche… Bla» Lucien se tient maintenant la joue. Pauvre bonhomme il est tout rouge.
« Bon Lucien, je souhaiterai récupérer le modèle conceptuel du client sur le CRM c’est possible ? »
« non mais attend » bla « mais » bla. J’ai distribué tellement de tartes que j’aurais pu me reconvertir dans la pâtisserie.
« ok je demanderais.
Ben voilà, la réponse que j’attendais … Bon maintenant, si tu permets, je vais voir si tu as compris le principe. La parti SVI tu l’accoles sur l’ESB du front office ou du back office : réfléchit bien !!! »

15.06.2009

la sécurité de l'emploi

Je vous fait par d'un buzz que j'ai attrappé sur internet : gaffe à la pandémie.

Il s'agit d'une nouvelle méthode pour virer ses employés.

En huit lettres : pas mieux

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