02.07.2009
Ce n’était pas un terrain miné mais une taupinière.
Depuis quelque temps un être obscur et malin œuvre dans l’ombre. L’un après l’autre, tombent et tombent encore les consultants envoyés à la grande turne comme les feuilles à l’automne usées par le soleil brûlant de l’été.
Amie lectrice je vous vois crier aux larmes des citoyens par ce petit élan poétique et bucolique, mais non il ne faut pas.
Le consultant est un être robuste qui a le sens du sacrifice et s’élance sous la mitraille allemande comme un poilu aux grosses couilles, la poitrine tendue, à cœur perdu, son arme à la main, sur la plaine envahie par les barbelés et façonnée de trous d’obus.
Imaginez maintenant la même scène avec une consultante qui s’élancerait comme une poilue aux grosses couilles, la poitrine tendue, à cœur perdu sur la plaine envahie de barbelés et façonnée de trous d’obus sous la mitraille allemande. L’horreur non ? Moi qui suis un homme sensible et délicat, c’est freaky. Remarque, on aurait peut être fait peur aux allemands, pas con.
Mais quel est le général qui fournit aux consultants comme arme un laptop ? Qui leur a dit que cela arrêterait les balles ? En fait voilà tout le drame, sa seule reconnaissance c’est de mourir sur le terrain et qu’on lui donne la croix du mérite. Mais je peux vous certifier que même ça, il ne l’obtiendra pas. Pour les managers comme pour les généraux de l’époque, ce n’était pas la mission qui était difficile, c’est que t’étais tout simplement mauvais ou que t’a pas de couilles ou que t’es pas assez intelligent et prompte à éviter les balles. CQFD. Mais assez d’histoire passons au présent.
En ce qui nous concerne, les uns après les autres sont sortis de la mission comme si une malédiction les avait frappés depuis 8 mois…
Je vous avais relaté mokachino, l’éviction de Mike sur la mission. A en croire les bruits de couloir, Mike n’avait pas su trouver le bon ton pour communiquer ses recommandations et ça n’avait pas plu pas aux dirigeants du mastodonte.
Rien de tel pour user le moral. Et il ne faut pas compter sur les managers et commerciaux de nite corp pour tirer un peu de soutien. Mais chose incroyable au bout de quelques jours, nous sentons une inflexion au sein même de la grande lessiveuse (autre nom du mastodonte).
Jean Luc qui sent le malaise de Mike, reprend visage humain et souhaite s'expliquer sur les raisons du dernier clash.
Au retour Mike a repris des couleurs, Jean-Luc lui a même proposé un travail.
Mike me fait cette révélation et cela nous surprend. Pourquoi Jean-Luc chercherait-il à recruter Mike alors que son travail ne lui convient pas! Nous nous étonnons de concert en la mineur. Il semblerait qu'il faille jouer les poireaux et enquêter sur les raisons de ce départ brutal.
Mais les évènements ne s'arrêtent pas là, le N+2 de Jean-luc, Jean Paul Best se rend disponible et sollicite Mike pour un déjeuner afin de clarifier la situation car manifestement les échos que Mike a reçus ne proviennent pas de la direction du mastodonte.
Etrange, l'équipe de Best n'a pas le comportement d'un client qui vient de virer Mike mais plutôt celui de ceux qui cherchent à le préserver ou le remercier, voir l'embaucher.
Alors d'où est venu le coup de grâce, qui a tiré, qui a torpillé l'équipe ? quelles sont les véritables raisons de ces départs.
Etait ce la grippe aviaire ? une crise d’hémorroïde ? Ou l’œuvre d’un serial killer.
Enquêteur expert en balistique, nous rassemblons nos connaissances en coup tordu pour extraire le profile du criminel. En 20 ans de boite, on en a vu des coups tordu, des manipulations de toutes sortes, du faux cul aux tentatives de harcèlements.
En fait, on a de plus en plus l’impression que la torpille provient de nos équipes en interne. Cette impression se précise de plus en plus après de multiples discussions que je peux avoir avec Mike.
Un de nos éléments est particulièrement coutumier du fait : Simson, pour reprendre Audiar, dit Petit Marquis, dit Chérubin, dit Talon Rouge, dit Falbala, dit belles manières. Il est également connu, dans certains milieux sous le sobriquet de Requiem, dit Bazooka, dit La Praline, dit Belle Chataigne.
Ses propos me reviennent : « La direction du mastodonte n’est pas du tout contente de ce qu’ils (l'équipe en place) réalisent… ils ne sont pas en odeurs de sainteté… ils n’ont pas les épaules… » et cela sonnait parfaitement en écho à un retour qu'il avait fait d'une de mes premières missions « J’ai eu un retour de Mosh, la mission est un échec ». Tout faisait de plus en plus sens. Le serial killer était un ponte de nos effectifs : l’équarrisseur avait encore frappé un an après ses premières exactions où il avait fait fuir les seniors de Nite Corp. Il a dynamité Mike et Maya pour reprendre les rennes.
Ca me rappelle une fable de « Mon nom est personne ». Personne et Jacques Beauregard sont autours d’une table de billard et Personne raconte l’histoire d’un petit oiseau qui a froid et qui crie ‘pipiyou pipiyou’. A ce moment là, une vache arrive, observe le petit oiseau, se retourne et lâche dessus une grosse bouse. Le petit oiseau est maintenant au chaud et piaille parce qu’il est content, un gros chacal (simson ?)arrive et entend le petit oiseau, se penche sur la bouse, sort le petit oiseau, l’essuie et le mange. »
Il y a deux morales à cette histoire (de mémoire) : « Quand t’es au chaud évite de le faire savoir » et une particulièrement actuelle : « Quand on te sort de la merde c’est pas toujours pour ton bien. »
17:41 Publié dans Projets d'entreprise ou projet de vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.06.2009
Lucien le retour
Tain non, Mike qui sort de la mission et Lucien qui vient en renfort.
Déjà que je bataille pour organiser les rendez-vous, il va falloir que je bataille pour me faire comprendre.
Je vais inventer une méthode à la Pavlov. Une mauvaise réponse : une tarte dans la tête.
« Bon Lucien, puisque tu vas travailler avec les équipes de CRM si tu en as l’occasion est ce que tu peux me ramener le modèle conceptuel du client. »
« non mais je l’ai déjà fait, lors de la dernière étude lorsque je travaillais sur les EAI, je vais te les envoyer, il y a tout ce qu’il faut »
J’ouvre le mail qu’il m’a envoyé et comme vous pouvez vous en douter, il n’a pas répondu à la question posée. J’intériorise.
Je prends une grande respiration, histoire de faire disparaître les petites tensions qui partent du haut de mon épaule jusqu’au bout de mes doigts que j’ai délicatement repliés sur mon stylo qui peine à retrouver une forme rectiligne. J’ai du le confondre avec les os de Lucien. Ce soupir c’est juste un petit moment de libération qui fait que Lucien pourra se relever quand je lui aurais collé la première baffe car en effet le modèle fournit sont ceux des pivots utilisés dans les flux ou la notion même de client n’apparaît pas.
« Lucien, approche… Bla» Lucien se tient maintenant la joue. Pauvre bonhomme il est tout rouge.
« Bon Lucien, je souhaiterai récupérer le modèle conceptuel du client sur le CRM c’est possible ? »
« non mais attend » bla « mais » bla. J’ai distribué tellement de tartes que j’aurais pu me reconvertir dans la pâtisserie.
« ok je demanderais.
Ben voilà, la réponse que j’attendais … Bon maintenant, si tu permets, je vais voir si tu as compris le principe. La parti SVI tu l’accoles sur l’ESB du front office ou du back office : réfléchit bien !!! »
10:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.06.2009
la sécurité de l'emploi
18:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.06.2009
Le recrutement ne supporte pas la crise
Vous savez ce que je pense du recrutement ...
http://www.newzy.fr/videos/biz/les-exces-de-zeles-des-rec...
jack
14:37 Publié dans Entretien deux tu l'auras | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.06.2009
Il faut sauver la peau de roger rabbit (fusible II)
Lorsque le client est sur un terrain dangereux où il sent que ça va être chaud, voir chaud bouillant, que son autorité va être remise en cause, alors il fait appelle à l’agence tourisque. Et nous débarquons sur la mission, dans l’espoir de faire avancer les choses, mais ce n’est pas ce que l’on nous demande. Rappelez-vous sur la mission Mosh, le grand patron qui nous demande s’il devait conserver autant de personne dans sa DSI.
Nul doute qu’il nous aurait balancé devant les syndicats : « mais puisque je vous dit que le résultat de cette étude réalisée par nitecorp est de licencier 50% de la DSI, c’est pas moi qui le dit !!! ».
Ou je me rappelle encore chez Tartalacom, pour éviter que les relations avec les fournisseurs s’enveniment à l’extrême, ils placent un consultant chargé de mettre la pression, d’être désagréable, intransigeant mais toujours politiquement correcte et le client qui se pointe pour jouer les bons flics.
Chez le mastodonte, nous jouons parfois le rôle de gilet pare-balles. Une étude est réalisée sur le thème de la plate forme Internet avec une expression très imprécise du besoin. Mike se charge de l’étude, il y va avec confiance et il oublie la réunion de cadrage. Bien mal lui a pris. Une petite ouverture et ça n’a pas loupé : Gros retour de bâton. Le résultat de l’étude remonte aux étages supérieurs de la hiérarchie. La tour du mastodonte fait 42 étages, imaginé le temps que cela prend, plus le dossier monte d’étages, plus il emmagasine d’énergie potentielle. Gare aux dommages lorsque ça redescend : alerte ça redescend !!!!
Dans la salle de réunion, c’est l’affrontement, ça chahute, lutte, tumulte et catapulte. De l’extérieur, nous entendons inquiets les bruits sourds des corps s’écrasés sur la cloison. Le DSI vient d’envoyer trois directs dans la tête de son directeur des études.
« Je me fou de savoir ce qu’est une gestion de contenu ou un ESB, ce que je veux connaître ce sont les risques et les impacts de ce nouveau projet et si nous avons le budget pour le réaliser, va falloir que vous mûrissiez un peu ».
Ce dernier en reste médusé. Le responsable du pôle architecture en rigole en voyant l’air surpris de son directeur qui se tient la mâchoire. Celui se retourne et lui en met une vexante, celle qui part du haut et qui retombe sur la joue avec un grand claque. « Il me semblait avoir précisé ce que je souhaitais, mais manifestement on a à faire à une surdité chronique »
On imagine aisément la trace des doigts rouges sur la joue.
Le responsable des études ne pipe mot et reste discret pour éviter l’effet domino.
En effet chez le mastodonte seul les coups durs ont des effets de délégation. Cependant le DSI se retourne vers lui pour plus d’explications et vu le ton qu’il emploie, il a intérêt à être crédible.
« Ca n’arrivera plus, je vais faire ce qu’il faut !! »
Et il fait ce qu’il faut, il convoque Mike, la réunion est secrète, mais grosso modo son travail ne convient pas à leurs souhaits, au revoir.
Mike sort énervé et on peut le comprendre.
Au mastodonte leur jeu préféré c’est MOTUS.
Mike : M…O…E MOE
Jean luc : M…O…A MOA
Mike : S...O...A ? SOA
Jean-luc : TU S…O…R S? Tu SORs !!!
15:27 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
01.06.2009
Frequentation en hausse pour la deuxieme fois
Amis lecteurs
merci encore pour vos nombreuses visites..
plus de 1000 visites, et plus de 2000 pages vues...
Bientot un lien sur FaceBook.
14:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.05.2009
The rule is there’s no rules
Ceux qui ne bossent pas dans le conseil, ne connaissent pas forcement cette période intense qu’est la période de consultation. Le Mastodonte passe des contrats de trois ans et six mois avant la fin du contrat, les appels d’offres sont diffusés.
Pour ceux qui comme nous travaillons chez le mastodonte cela devient très tendu.
Depuis un moment, Jean-luc Assec est tenu de qualifier le travail des prestataires. Il a mis en place des indicateurs qualités des plus amusants. Certains ont une nature des plus objectives, par exemple, la réactivité, répondre à une demande en moins de deux jours. Compte rendu à faire en moins de 2 jours ou répondre à une étude en moins de 22 jours etc…
Ces indicateurs sont pour le moins assez objectifs. En revanche, ils ont réussi à en trouver un qui est des plus discutable : le nombre d’aller-retour réalisés pour faire le document final et c’est là que le bas blesse. C’est totalement subjectif. En plus le dispositif soufre d’un manque de compréhension entre les différents échelons de la hiérarchie. On ne sait absolument pas comment sont décidés et ordonnés les chantiers. C’est pourquoi lors des premières missions ce critère plombait toujours les statistiques.
Lancement de l’étude lors du comité de pilotage : « J’ai une demande urgente, nous devons assister les MOE dans la mise en place de l’architecture Haut dispo pour le frontal Web » fin d’annonce débrouille toi.
Nous répliquons par un de quoi « s’agit-il » qui n’obtient qu’une réponse fuyante. Bref 12 jours plus tard nous publions notre étude et là scandale : « cela ne correspond pas à ce que nous avons demandé, nous avions demandé d’analyser les processus métier concernant la relation client avec la MOA » … De quoi ! Nous voyons Jean-Luc annoté un petit trait sur sa feuille : 1 aller retour. Bon nous reprenons en deux jours le doc : « non la ça ne va pas j’aurais voulu que vous décrivez plus en détails les architectures techniques qui en découlent » Jean-Luc fait un deuxième petit trait sur sa feuille. Et c’est parti pour une autre itération et là on éclate le délai.
Bref sur les premières études, cet indicateur plantait toujours nos résultats et au comité de pilotage : « Nous ne sommes pas satisfaits, vos rendus sont de mauvaises qualités, regardez sur les 7 dernières études vous avez toujours été dans le rouge pour le nombre d’aller-retour qui est limité à 1 avant le livrable final » ok dont acte.
Vous voulez de la qualité, nous on va mettre en place un process pour faire du boulot de qualité » argumente Maya.
Ecoutez ça jeune consultant, ça vous sauvera la mise bien des fois.
1. Une réunion de cadrage avec les demandeurs pour préciser le périmètre de l’étude
2. Une réunion de validation pour éventuellement recadrer les éléments hors sujet et approfondir certains autres.
A chaque fois bien sur, un compte-rendu de réunion est publié, signé par le client.
Bon et bien voilà, nous sommes repassés dans le vert, plus de dépassement de temps, la vie est belle. Il est temps de recalculer nos indicateurs pour ce deuxième comité de pilotage. On a juste eu un aller retour, pour faire un point intermédiaire, c’est tout.
Au comité de pilotage, Maker le N+2, compte les points : « Jean-Luc vient de me rendre ses indicateurs qualités je ne vois pas d’amélioration ».
Avez vous vu Rèves de Kurozawa, il y a une scène particulièrement longue, les personnages marchent dans la neige. Ils sont dans le froid. Il n’y a pas de musique juste le souffle du vent glacial qui balaye le sol et glace leur visage. Ils marchent et marchèrent encore et encore…
Après un silence polaire, Maya marque notre consternation : « J’ai noté justement que nous étions passés au vert »
Jean-Luc reprend : « Effectivement s’il y a une réunion de cadrage et une réunion de validation, on est sur que le livrable final est bon. Comment peut-on noter dès lors la qualité ! Il me semble cohérent de compter systématiquement deux aller-retour avant d’avoir le livrable final : la réunion de cadrage et la réunion de validation »
J’ai cru qu’il allait pleuvoir des armoires normandes
18:22 Publié dans Mode projet | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
27.05.2009
Le mastodonte défie la loi de la gravité.
Je suis dans une équipe chargée de donner un avis sur de nouveaux projets ou de réaliser des études en amont afin de préparer le futur.
Les résultats de nos investigations poursuivent une trajectoire qui défie les lois de la gravité.
En général dans les organisations quand on lance un pavé il finit toujours par retomber et mieux vaut ne pas être en dessous. Ces pavés en général frustrent, offusquent, scandalisent - essaye de répéter cette phrase avec de deux petits lu dans la bouche voir si t’es cap - et se terminent toujours par une remarque assassine du style : "vous ne comprenez rien au problématique de terrain". Dans ces cas, là j’aimerai l’ouvrir et leur confier que leur problématique de terrain, je les connais très bien m’étant retrouver mainte fois dans leur situation ce qui me confère par nature une certaine légitimité pour leur donner des conseils.
Je vous avais appris qu’il y avait plusieurs DSI au mastodonte et pour qu’une information soit transmise d’une équipe de la première DSI à la deuxième, elle doit suivre un protocole très strict. Je fais remonter l’information au N+1 qui la transmet au N+2 qui la transmet au N+3 qui la présente au comité où sont présents l’ensemble des DSIs, celui concerné redescend l’information dans ses équipes… N-1, N-2…etc.
Pour plus d’explication, je sors mon kit du consultant.

Ce qui donne que lorsqu’une idée de projet émerge l’équipe demande un avis, il faut attendre que la petite boule monte monte monte comme la petite bête qui montemontemonte et redescende de l’autre coté. Enfin rien n’est perdu, nous avons l’information et pouvons nous lancer dans l’étude en espérant que nos recommandations soient entendues. Après 15 jours d’un laborieux travail d’acquisition où, notez le comique de la situation, nous avons rencontré les gens de l’équipe projet, nous formulons nos recommandations et les orientations, déclenchons la réunion de restitution.
Notre recommandation comme à chaque fois : « bon les gars, c’est bien ce que vous proposez et je vous propose de franchir une étape de plus… en arrêtant vos délires ». voila en gros le message.
La petite boule monte monte monte … n+2, n+3, nous voyons disparaitre l’obus dans la haut atmosphère derrière les nuages. En général un tel message quand ca retombe, t’es quasiment sûr d’entendre l’onde choc.

Alors on a attendu, attendu, attendu…zzzz… finalement ils l’ont bien pris, curieux !
Et puis un jour au cours d’une autre étude, je m’informe de ce que les équipes de la première DSI avaient réalisé et chose curieuse, je m’aperçois qu’ils n’ont pas pris en compte nos reco.
Je m’empresse de téléphoner à mon N+1 : « Jean-luc, j’ai vu récemment Jean-rené, apparemment ils n’ont pas tenu compte de nos recommandations… d’où ma question qui va te paraitre aller disons un tantinet ironique je te l’accorde guitare (composais-je), qu’est que vous faites des études que l’on vous produit ? »
pas de réponse…
« J’imagine que ca doit bien être diffusé aux équipes projets ? »
pas de réponse…
« allo ? »
Jean-luc est évasif : « je ne sais pas… les recommandations sont diffusées aux autres DSI lors du comité directeur »
Manifestement nos documents ne redescendent pas sur terre…
Épilogue :
Au reveil :« Europe 1, il est 7h, c'est l'heure des actualités avec Brigitte...
Oui, nouvelle extraordinaire des astronomes ont détecté des slides en orbite autour de la terre, il pourrait s'agir d'une première forme de communication extraterrestre.
Les membres de la station orbital ISS ont été dépéchés pour récupérer ces fragments d'une civilisation exterieurs au système solaire...
Une émission spéciale est consacrée à 9h à cette nouvelle extraordinaire avec Alain Ciriou de ciel et espace.»
Soudain j'eu un espoir, un espoir fou comme ces millions d'êtres humains qui pensent que nous sommes pas seuls dans l'univers, l’espoir que nos documents brillent parmi les étoiles et que la station orbitale ramène un jour nos recommandations sur terre.
23:49 Publié dans Management | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.05.2009
Le grand ménage

Branle bas de combat chez le Mastodonte, fini l’anarchie, fini le chacun fait ce qu’il veut, mais trop c’est trop, stop on en peu plus, ça suffit.
Il existait deux DSI pour deux branches métiers, le Head Quater Management en avait mis une troisième au-dessus pour chapoter le tout et que ça dialogue enfin. Trois directions des systèmes d’informations, il ne manquait plus qu’ils nous en inventent une quatrième pour une autre direction métier. Mais non! nous pouvons compter sur nos têtes pensantes dont l’esprit brille comme un reflet en haut des tours de la défense par une chaude journée d’été. Mais avec le double vitrage, il fallait craindre le coup de soleil.
Ainsi tombe la sentence, fini les batailles de pouvoir qui anéantissent nos efforts pour rester au top dans ce monde hautement concurrentiel: le HQM a décidé d’unifier les DSI en une seule DSI. Dans notre openspace on en pleurait presque, mais le milieu très politique du Mastodonte va sournoisement désagréger cette belle idée d’une Unique DSI.
Dans les couloirs, les salles de réunions et cafétérias, chacun commente l’humeur des cadres et managers face à cette nouvelle organisation. Apres quelques jours de bavardages, on s’approche enfin d’une solution qui semblerait préserver les intérêts de chacun.
Il n’y a plus qu’une seule DSI, comme cela avait été décidé et trois sous-directions correspondant aux DSI précédentes. A noté, la promotion du troisième DSI qui devient LE DSI et qui déménagera du 26ie au 32ie étage. C'est parfait, l'idée d'une nouvelle réoganisation est préservée et chacun trouve satisfaction.
Chez le Mastodonte, une réorganisation de fond c’est faire monter de 6 étages un DSI et sa secrétaire.
Hardi les gars la France est en marche.
12:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.05.2009
De beaux principes
Parmi les lois qu’un consultant se doit de connaître pour les projets ou les missions, il en est quelques-unes une que je vous propose aujourd’hui. C’est mon collègue d’infortune chez le mastodonte, Loic le Preu qui m’en a dit deux mots lors d’une réunion de projet.
Je vous avais parlé de la loi de paréto, la loi de l’emmerdement maximum que murphy s’est approprié honteusement et bien ladie’s and gentlemen right from the bigest magic circus of the world !!! , j’ai toujours aimé faire de grandes allocutions comme ça, en voici deux:
Hlade's Law states that:
"If you have a difficult task, give it to a lazy person; they will find an easier way to do it."
Je n’y avais pas pensé, dorénavant si j’ai un problème à résoudre, j’irais m’adresser aux fonctionnaires. Bon ok c’est cliché et je viens de me brouiller avec la moitié de mes lecteurs et de mes clients.
Une autre spéciale dédicace aux projets informatiques :
La loi de Hofstadter déclare que :
« Ça prend toujours plus de temps qu'on croie, même en prenant en compte la loi de Hofstadter. »
Messieurs, Mesdames, si vous même avez des principes, à vos claviers, j’attends vos commentaires !!!
18:34 Publié dans Principes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






