22.10.2008
Bombe H (2/2)
Apres avoir dépouillé les menus, nous optons pour quelques babioles purement diététiques : la tartiflette accompagnée de son petit vin blanc.
Nous attendons impatiemment les plats…nous attendons…tendons…dons…A croire qu’ils sont entrain de fabriquer le fromage et faire pousser les patates. Entre deux tapotements de doigts, un groupe de skieurs pénètrent dans le restaurant et s’installe à notre table. Ils entament immédiatement la conversation. « la vache ! Ils sont tout de même vachement ouverts, ca doit être le soleil ».
La minette en face de moi retire son blouson blanc, elle porte un bandeau dans les cheveux. Elle arbore un sourire ultrabright et me fait un salut qui en dit long sur le type de conversation que nous pourrions avoir avec nos mains.
Nous entamons une discussion et je passe immédiatement la seconde et rapidement la troisième. Ca flirte grave. J’ai branché un canal direct entre elle et moi. Je suis arrivé au stade de la conversation coquine quand Dorian mon voisin m’envoie des coups de coude dans les cotes. Je reprends pieds sur terre.
Dorian à mi-voix :
- euh man qu’est ce que tu fais là »
- pardon ?
- qu’est ce que tu fais là !! me dit-il en pointant du coin des yeux ma future conquête
- comprend pas ?
- ben tu vois la en face de toi c’est Kitty Sharman et à coté d’elle c’est son mec, il est le directeur adjoint du groupe.
Bon, subitement je détourne le regard pour voir son compagnon. Ca va, tout ce que je risque c’est tout au plus un licenciement, vu son gabarit je ne le vois pas se lever pour m’en mettre une.
J’ai un frisson qui me parcours le dos, en même temps ca me rassure, j’aurais su ca avant je ne lui aurais peut être pas adressé la parole avec autant de légèreté. Elle a du me trouver vachement sûr de moi, voir vachement gonflé.
Sans ses lunettes et avec son pull, je ne l’avais pas reconnu ca lui changeait le visage. Qu’est ce qui m’a pris de draguer la DRH !!
En face de nous, il y avait quasiment tout le directoire.
13:47 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.10.2008
Bombe H (1,5/2)
Soleil, ciel bleu, poudreuse, crème solaire et bonnet à l’effigie du groupe, tout était là pour vivre un bonheur corporate.
Et ca descend et ca descend, tous ont déjà leur chamois, leur flèche, d’or d’argent de diamant. Car le consultant étant lui-même pour une grande part issu de la bourgeoisie est déjà sur les pistes tout petit et devient un as de la piste des sa majorité. Bref, ça skie dignement et descend rapidement avec un style légèrement cul serré. Et oui le consultant ne skie pas sans ce style totalement désuet des années quatre-vingt : les skis serrés un max. Il godille arrogant entre les vielles apeurées qui crient en tendant leur bâton comme : « espèce de délinquant »
En plus ces gros batards, se lèvent à l’aube pour faire l’ouverture des pistes, histoire de ne pas en perdre une miette. Pourquoi une telle vulgarité, parce qu’à quatre par chambre, il n’en manque pas un pour nous réveiller en prenant une douche, claquant la porte, se rasant alors que nous cherchons désespérément à récupérer de la mine de la veille. Irrespect qui se termine par l’envole d’une godasse en direction du bleubite, le tout précédé de : « Oh Terroriste !!! »
Néanmoins, il existe un groupe de rebelles qui lutte contre ce système implacable.
Levés 10h.
Arrivé en haut des pistes 11h15
70 m de descente
Une lampée de whisky
50m de descente
Pause clop
Descente
Tire cul
Descente…12h15
Une bonne matinée de ski ouvre l’appétit.
Nous pénétrons dans le restaurant d’altitude et nous écrasons sur les bancs destinés. Fondue, plats de charcuterie, Tartiflette, choucroute, salade…
22:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.10.2008
La bombe H (1/2)
Apres une demi-journée de ski, mes alcooliques et moi-même nous étions empressés d’aller déjeuner dans un resto de montagne. Option tartiflette, fondu savoyard avec un petit jurançon et mon voisin qui me file des coups de pieds comme un message en morse…
Travailler dans un cabinet de conseil, n’a pas que des inconvénients. Ces boites peuvent se targuer des plus beaux spécimens en matière de ressource humaine. Dans notre division nous avons Lolypop.
La première fois que l’on la vue, un air chaud s’est propagé dans la salle. Je me rappelle la façon dont elle s’était présentée, en jupe et talon et surtout son air ingénue de remonter son petit pull sur son épaule découverte. Tous les consultants sont restés figés une goute de sueur sur la tempe, la bouche benoitement ouverte, tandis que nos consultantes ont pesté pour cette concurrence inopinée.
Ceci vous donne une entrée en matière sur nos RH. Mais le meilleur arrive…
Je conversais en salle de pause avec Rocco, du dernier concept à la mode de Caen top moumoutte à savoir s’il est pertinent ou non, de marquer par des pondérations les applications sur la 3ieme couche d’urbanisation afin de connaitre le TEI : passionnant !
Afin de mieux lui expliquer l’intérêt d’une telle méthode nous avions ouvert discrètement son dernier Entrevue ou les filles de la télé s’exposaient en petite culotte… Quand elle est arrivée…
Elle est entrée dans l’espace d’un pas rapide et énergique, mais pour nous le temps s’était suspendu. Nous la voyons avancer au ralentit, les cheveux en suspension dans le vent, sa jupe flottant comme un instant dans le souffle de nos émotions. Amis poètes, tu me comprends.
Et cette musique qui envahissait nos têtes : « On ira où tu voudras, quand tu voudras
Et on s'aimera encore, lorsque l'amour sera mort
Toute la vie sera pareille à ce matin
Aux couleurs de l'été indien,
Tu sais, je n'ai jamais été aussi heureux que ce matin-là
Nous marchions sur une plage un peu comme celle-ci… »
Des cheveux blonds comme un champ de blé sous la chaleur de l’été, de subtiles lunettes éclairaient des yeux légèrement fardés aussi beaux qu’un amas d’étoiles. Un nez fin. Une bouche que l’on aimerait caresser des bouts des lèvres.
Des seins pointant légèrement derrière un chemisier diaboliquement entre-ouvert. Une jupe noire taillée sur mesure aussi légère qu’un pétale porté par une brise printanière. Et surtout deux longues jambes interminables couvertes d’une résille de miel incitant à la gourmandise la plus esquise. Un chaine finement cisellée orne sa cheville tandis que des chaussures d’une extrême finesse termine de revêtir ses pieds.
Le souffle coupé, je ne pouvais prolonger cet élan poétique. Elan que Rocco s’empresse de terminer par un très champêtre et buccolique : « Putain, comment elle est bonne, je la prendrais bien à quatre pattes dans le coin d’une étable »
Nous venions de voir passer Kitty Sharman, la DRH group.
15:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.10.2008
Préparation H
Le mail vient de tomber, c'est le moment de s'inscrire pour le Week de ski.
Chaque année nite corp organise un Week de Ski, histoire de montrer combien la boite est humaine et bienfaisante et combien elle s’occupe de ses employés.
Non ! pour une fois n’attendez pas de moi que je crache sur ces moments de débauche, ces moments enfiévrés chaud bouillant ou l’on a vu rejaillir le feu d’un ancien volcan que l’on croyait trop vieux bande de pornographes. Si tu le dis d’une traite en mangeant un sandwich chicken curry sans en mettre une miette par terre, je t’offre un mars.
Les RH qualifient ces moments de petits sobriquets bien marketing, comme un séminaire de réflexion, un Week End d’intégration, un winter break, une grosse chouille avec un seul message envoyé la tête et la poitrine dressées bien haute et la main sur le cœur : « Mesdames, Messieurs vous avez fait une excellente année et notre chiffre d’affaire a atteint, encore aujourd’hui, des sommets (+40% au troisième trimestre). Cette remarquable performance, nous permet de vous offrir un week end ôski (célèbre prix Nobel de la descente de vodka). God bless you, god bless nite corp. Amen ». Grande ovation dans la salle. Les consultants voient enfin leur travail récompensé et se congratulent mutuellement. Un grand moment de fraternité et de chaleur humaine digne de broc back mondaine.
En fait point de bienfaisances, il s’agit juste de préserver nos petits soldats qui après avoir sauté dans le feu courent se coller saint Luc dans la neige afin d'apaiser la douleur.
Nite corp joue la diversification :
« Le froid calme la douleur » un conseil du Doctor Nite corp expert proctologie
14:39 Publié dans Projets d'entreprise ou projet de vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





