28.01.2009

Il y a toujours un Bennett pour nous faire rire !

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Jeudi soir, dans l’enfer des flux, le tête dans le guidon, je pianotais sur mon clavier arc-bouté comme mon ami Mozart jouant la flûte enchanté, faisant corps avec mon instrument.
Je dispose frénétiquement sur la portée, lettres, carrés, rectangles et objets de toutes sortes composant une symphonie d’un nouveau genre.

Sur ces réflexions hautement artistiques, je soupir et nougarote :
Artiste esthète,
artiste maître,
artiste poète,
Tes slides sont des peintures abstraites
Aux sens hermétiques, informatiques, dogmatique
Tout ce ci à pour thème
pipo que je t’aime !!

Tout est vanité hameletais-je en relevant la tête.
En me massant la nuque, je vois Nanard qui rapplique dans le couloir…

23.01.2009

Il y a toujours un Bennett pour nous faire rire !

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Lundi 16h47
Bernard débarque dans bureau…
Julien : « Au fait, t’es prêt pour le ski ? on part jeudi, n’oublies pas ! »

Mardi 15 h
Julien croise Bernard dans le couloir…
Julien : « Au fait, t’es prêt pour le ski ? on part jeudi, n’oublies pas ! »

Mercredi 11h30
Bernard rend sa fiche de rtt pour vendredi…
Miss MoneyPenny : « Au fait, t’es prêt pour le ski ? on part jeudi, n’oublies pas ! »
Bernard : « oui je sais, voilà d’ailleurs ma régularisation pour vendredi »

22.01.2009

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Au fait, t’es prêt pour le ski ? on part jeudi, n’oublies pas !

21.01.2009

Il y a toujours un Bennett pour nous faire rire !

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Deux semaines avant…
Mardi 12h48

A la cantine de la tour Nitecorporation Holding, une dizaine de consultants et d’administratifs étaient réunis pour partager autour d’une table, les petits plats exquis préparés par le chef cuisinier.
Entre un morceau de porc au curry dix fois trop cuit qui nécessite une gymnastique des maxillaires digne d’une marche forcée et des salsifis sans saveurs ni couleurs, une information de premier ordre a jailli quant au séjour de ski. La date du départ avait été avancée. Je sais pas pourquoi j’ai dit ça, j’ai sentit que je pouvait trouver une certaine satisfaction à créer l’embrouille parmi mes camarades de jeux. Dans le brouhaha des réfectoires j’ai balancé :
« Au fait vous savez que la date de départ a été avancée ?
 - ah bon ! depuis quand ?
 - qui a dit ça ?
 - de quoi ?
 - la chatte de Menard a été écrasée ? 
 - qui a été écrasé ?
 - Menard !
 - Qu’est ce qu’il dit ?
 - Il dit que Enriqué est un gros lard !
 - C’est pas vrai ils pourraient prévenir qu’il y avait du porc! j’aurais éviter d’en prendre ce midi !
 - Non, mais ils comptaient vous prévenir par mail… »
Apres quelques minutes d’une conversation a bâton repu aurait dit Lucette 26 rue de provence en 1959 (un peu d’histoire ne vous fait pas de mal) finissant d’avoir vider les bourses de son client (au début j’avais opté pour Kerviel vidant les bourses de la Sogé ), Bernard qui était isolé au bout de la table (vous suivez ou je reprend ?), releva son nez pour s’enquérir de la nouvelle (vous le dites si je vous interrompt trop souvent).
Julien, un gars plus féroce que les autres et grand humaniste, s’attacha alors à faire profiter Bernard de notre discussion : « J’espère pour toi que t’es au courant que c’est bien jeudi soir que l’on part comme les années précédentes et non pas vendredi … »
Bernard déjà d’allure maladive blêmit encore plus (on eût craint la syncope), quelque chose clochait dans son organisation interne. Lui d’habitude si rigoureux avait raté cet épisode. Sa foi venait d’être ébranlée, le père noël n’existait pas, pas plus que la mort d’Elvis. Comment cette information avait elle pu lui échapper.
Et julien de rajouter : « ben heureusement que l’on en parle, cela fait 3 semaines qu’ils nous ont prévenu par mail… ». Bernard tente des regards interrogatifs et suppliants envers les autres de la table, qui acquiescent tous d’un air navré et entendu.

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Au fait, t’es prêt pour le ski ? on part jeudi, n’oublies pas !

20.01.2009

Il y a toujours un Bennett pour nous faire rire !

Dans les équipes il y a toujours un gars un peu timorée, un peu réservé, un peu timide, le mec qui met des costards un peu étriqué, des chemises à petits carreaux et cravate avec des motifs petites fleurs datant des années 90, date à laquelle il a acheté ses premières cravates, pour couronner le tout il porte des lunettes aussi austère que lui, néanmoins anti-reflet pour éviter de se faire repérer dans la jungle des tables rondes.
C’est un gars un peu terrorisé, un peu livide, un peu blafard qui s’il pouvait vivrait dans un petit coin du bureau pour qu’on l’oublie.
Il voudrait être aussi insignifiant et discret que le mot peu s’écrit en seulement trois lettres minuscules.

Mais c’est sans compté la bande de grands consultants (dans consultants tu as sultans) attentionnés qui n’hésitent pas à se mouiller pour ramener dans le giron leur collègue perdu.

Nous avons un cas à la maison, Bernard Hess DeMonlery, le pauvre n’étant pas grande gueule et on lui donnait peu de chance de survit dans la jungle du consulting ne serait-ce vis à vis des clients mais surtout vis à vis du redoutable Vinsimson ! mais force est de constater qu’il faisait son boulot plutôt bien, en revanche il se faisait bien déchiré quotidiennement par Vinsimson.

A suivre

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Au fait, t’es prêt pour le ski ? on part jeudi, n’oublies pas !

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